NPA 86

Journée du 8 mars, et après...

mercredi 10 mars 2010 par redac-npa86

Au lendemain de la Journée Internationale des Femmes, nous revenons sur un droit, essentiel à nos yeux, dont ce 8 mars s’est le moins fait l’écho. Celui du droit des femmes et des jeunes-filles à vivre leur sexualité sans risque de devenir mère si elles ne le souhaitent pas.


L’insuffisance des cadres institutionnels de prévention associée à la politique de réduction des moyens alloués aux services publics d’orthogénie ne permettent pas au nombre de grossesses non désirées de baisser, notamment chez les adolescentes mineures. Chaque année, dans les lycées picto-charentais ce sont plusieurs centaines de cas de grossesse (plus de 450 en 2007) auxquelles sont confrontées de jeunes lycéennes, avec leurs conséquences en terme d’interruption temporaire ou définitive de scolarité.


Le refus de recruter assistantes sociales, infirmières et médecins scolaires à hauteur des besoins ; la volonté de réduire de 42% en 2009 les crédits attribuées aux Établissements d’Information de Conseil Conjugal et Familial – repoussée à après 2011 grâce à une mobilisation citoyenne initiée par les militantEs du Planning Familial ; la loi Bachelot sur l’hôpital développant la recherche de rentabilité de tous les services des hôpitaux publics amenant conséquemment à fermer nombre de maternités et de services de chirurgie de proximité ; traduisent un désengagement de l’État qui, aujourd’hui doit assumer sa part de responsabilité dans les situations bien souvent dramatiques de ces grossesses précoces.


Les collectivités locales ne peuvent, sur tout, compenser les carences de l’État. Il est alors du devoir des élus de mobiliser la population sur des questions aussi importantes que celle des grossesses non désirées afin d’imposer au gouvernement d’autres arbitrages budgétaires. Mais il est aussi du devoir des élus locaux de mener une politique favorisant la prise en charge collective des questions d’Éducation à la sexualité, de prévention des pratiques à risque et, le cas échéant, des interventions visant à interrompre une grossesse.

Si le pass contraception proposé par la présidence de notre région est une réponse d’urgence apportée aux jeunes lycéennes pour leur permettre de vivre une sexualité sereine, il ne peut suffire à lui seul à définir une politique responsable en la matière. Outre qu’il n’est qu’une réponse individuelle à une problématique interrogeant l’ensemble des acteurs sociaux, il n’engage en rien la Région à développer une réelle politique de santé publique pourtant de sa compétence depuis 2005. Une telle politique sous entendrait un aménagement du territoire permettant une accessibilité de toutes et tous à des services publics médico-sociaux détachés de la recherche de rentabilité (que peut rapporter l’entretien entre une adolescente et une assistante sociale, une infirmière, unE militantE du planning familial ?).




Dans notre région fortement rurale, une politique responsable de santé favoriserait le développement de maisons de santé pluridisciplinaires dans chaque canton, développerait les transports gratuits pour permettre aux jeunes filles de s’y rendre, ou encore permettrait le financement de bus du planning familial visant à circuler dans les secteurs les plus éloignés.

Ce serait en tout cas ce que défendraient les élus

« Pour une Alternative à Gauche,
anticapitaliste, écologiste et féministe »

au sein du Conseil Régional




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