NPA 86

Tract unitaire "Le nucléaire sûr n’existe pas, le nucléaire tue"

mercredi 11 mai 2011 par redac-npa86

 TCHERNOBYL - FUKUSHIMA PLUS JAMAIS ÇA !

Tract distribué le 24 avril 2011 à Poitiers à l’occasion de l’anniversaire de l’accident de Tchernobyl

 Le nucléaire sûr n’existe pas, le nucléaire tue

L’accident nucléaire de Tchernobyl, le 26 avril 1986, était jusqu’à Fukushima le pire de l’histoire. Il est dû au départ à la mise en place d’un test, conjugué à des erreurs humaines.

Cette pollution radioactive mettra plusieurs siècles à disparaître. En Ukraine, 18 000 km2 de terres agricoles ont été contaminés, de même que 40 % des 350 000 km2 de forêts du pays. La population de la zone a absorbé entre 2 et 5 fois les doses de radioactivité considérées comme acceptables par les normes internationales.

A Fukushima, l’accident est élevé au même niveau de catastrophe que Tchernobyl et l’accident est toujours en cours...

Les causes sont différentes mais les conséquences sont identiques : une contamination très étendue et pour des centaines d’années. Comment ne pas penser à toutes ces populations sacrifiées par ces catastrophes en Ukraine et au Japon !

 Le nucléaire, c’est politique !

Après la catastrophe au Japon, les gouvernements promettent tests et audits de leurs centrales mais dans des conditions de transparence insuffisante. Dans bon nombre de pays, les projets de nouveaux réacteurs sont remis en cause, voire annulés. Le combustible MOX est mis en accusation.

En Allemagne, après une réunion à Berlin avec les ministres-présidents des Länder sur la question du nucléaire, Angela Merkel vient d’indiquer le souhait de sortir du nucléaire le plus tôt possible. Le conseil de la communauté urbaine de Strasbourg a adopté, ces derniers jours, une motion demandant l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim.

 Civaux : cela se passe aussi chez nous...

Civaux a été construite près d’une rivière dont le débit d’eau est insuffisant au regard des besoins. La sécheresse de 2005 a fait apparaître de multiples difficultés de fonctionnement.

Comme Chinon, elle est située sur un risque sismique largement sous-évalué. De lourds travaux doivent y être exécutés depuis plusieurs années (70 millions d’euros) mais EDF se contente de faire des rapports.

En 1998, une fuite de la tuyauterie sur le circuit de refroidissement à l’arrêt était révélée : une erreur de conception... Incident niveau 2.

Enfin, le périmètre de sécurité établi est sous dimensionné : actuellement de 10 km autour de la centrale, il n’est pas une réponse appropriée aux dangers effectifs que l’expérience japonaise vient malheureusement de mettre à jour.

 Hautement dangereux et sans avenir

Les installations nucléaires sont vulnérables aux évènements climatiques extrêmes.

Souvenons- nous de l’inondation de la centrale du Blayais en 1999 et des incendies de près de plusieurs centres nucléaires russes en 2010.

Le 1/4 du parc nucléaire français a dû être arrêté en 2003 à cause de la canicule estivale !

Certains déchets nucléaires restent dangereux pendant des siècles, voire des centaines de milliers d’années.

Chaque année, les réacteurs français produisent 1200 tonnes de déchets radioactifs supplémentaires. Plus de 300 000 "colis" de déchets radioactifs sillonnent la France chaque année.

Nous avons franchi un seuil technologique et nous utilisons des procédés dont nous n’avons pas la maîtrise (EPR à Flamanville, ITER à Cadarache).

Enfin, les ressources en uranium, situées en majorité sur le continent africain, ne pourront excéder 50 ans d’exploitation.

 Sortir du nucléaire comme en Allemagne, c’est possible, même en France !

Au niveau mondial, le nucléaire est une énergie totalement marginale et ne représente que 2,4 % de la consommation d’énergie.

En France, elle représente environ 15 % de la consommation d’énergie.

Plusieurs études démontrent qu’il est possible de sortir du nucléaire, en France, en Europe et au niveau mondial. Elles présentent des scénarios détaillés, qui reposent sur des solutions et des technologies disponibles : Scénario NégaWatt, Étude "Low carbon-diet without nukes in France", Étude "The Energy Report" (WWF), Étude "Energy [R]evolution" (Greenpeace) ...

 Des premières mesures d’urgence s’imposent :

  • fermeture des centrales/réacteurs de plus de 30 ans ;
  • pas de nouveaux projets en France : arrêt du chantier de Flamanville, pas d’EPR à Penly...
  • pas de nouveaux projets à l’étranger portés par l’industrie nucléaire française ;
  • abandon d’ITER et réorientation de la recherche.
COMMEMORATION 25 ANS DE TCHERNOBYL
DIMANCHE 24 AVRIL
MARCHE DES COURONNERIES – PLACE COIMBRA (espace des brocanteurs)
10H30

A l’appel de : Alternatifs, Amis de la terre, CNT, Greenpeace, Npa86, Réseau Sortir du nucléaire, l’ACEVE, Solidaire, UFC Que choisir, Europe Ecologie les Verts, Vienne nature

SORTIR DU NUCLEAIRE, ON SAIT FAIRE !

  L’énergie la moins polluante est celle qu’on ne consomme pas...

Depuis la fin des années 70, la France n’a plus connu de vastes campagnes d’économie d’énergie. Or, il est possible d’économiser 20% de notre consommation rapidement. Il faut planifier la réduction des consommations énergétiques. Il suffirait d’obtenir 9% d’économie d’énergie pour se passer du nucléaire au niveau européen !

 Réorienter les productions industrielles

Les productions industrielles répondent aujourd’hui à une consommation effrénée (obsolescence programmée des produits par exemple) et à des logiques de rendements et d’accumulation de profits qui amènent à délocaliser de plus en plus les lieux de production et les éloigner des lieux de consommation. Il faut diminuer les exportations et améliorer l’efficacité énergétique : produire et consommer localement pour éviter déperdition. Il faut aussi stopper ou réduire les productions inutiles ou dangereuses (publicité, armement, production de pesticides...).

 Mettre les moyens financiers ailleurs que dans le nucléaire

Le nucléaire est un gouffre financier. Depuis des décennies, le nucléaire est sous perfusion constante de financements publics astronomiques : construction (hors budget recherche) des 441 centrales existantes = 1000 milliards d’euros ; réacteurs EPR en construction en Normandie et en Finlande = 2 et 3 milliards de surcoût ; ITER = plus de 60 % des fonds européens de recherche sur l’énergie et son coût prévisionnel atteint déjà 16 milliards d’euros ; Superphénix, le "surgénérateur" fermé en 1997 après 12 années de pannes diverses = 9,7 milliards d’euros.

Seulement 2.3 milliards sont consacrés aux autres énergies. Les investissements ne doivent plus être aux mains de lobby nucléaires mais au contraire, profiter au développement du bien-être de l’ensemble de la population.

 Diversifier les sources d’énergie

Pour une consommation de masse, on ne peut se contenter d’une seule énergie. Il faut développer l’ensemble des énergies renouvelables sur l’ensemble du territoire, les rapprocher des lieux de consommation sans laisser leur développement aux seules mains du privé. Il faut diversifier les productions en fonction des territoires et des potentiels exploitables : solaire, éolien, énergie de l’océan, géothermie, hydraulique, biomasse... Et développer des réseaux locaux (micro solaire, micro éolien).

Il faut mettre en place une politique tarifaire basée sur la gratuité des besoins de base et des tarifs fortement progressifs pour éviter les gaspillages (mésusages).

  Construire autrement et pour tous

Le logement, comme les transports, sont des enjeux majeurs pour les économies d’énergie et le développement d’énergies renouvelables. Il faut mettre en œuvre un immense chantier de réhabilitation thermique de l’ensemble du parc de logements anciens. Il faut également produire des logements pour résoudre la crise du logement tout en intégrant les nouvelles formes de construction sobre énergiquement (maison passive par exemple). Les locataires ne peuvent faire le fruit de ces changements d’ampleur et le gel des loyers est nécessaire.

De telles mesures ne peuvent se réaliser sans une volonté politique forte à tous les niveaux et sans l’engagement de la population. La production énergétique, comme le reste des productions, ne peut être décidée sans la participation des citoyen-nes : décision des orientations de productions, pratiques de distribution et tarifaires...

Pour en savoir plus : La CRIRAD : www.criirad.org
L’observatoire du nucléaire : http://observ.nucleaire.free.fr
Réseau Sortir du nucléaire : www.sortirdunucleaire.org

Rejoindre le Collectif unitaire en écrivant à :
antinuc86 (at) gmail (point) com

(Des photosici)


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