NPA 86

Réponse de nos candidatEs aux syndicats de l’enseignement

mardi 29 mai 2012 par redac-npa86

« Pour une Alternative à Gauche« 

Candidatures soutenues par Les Alternatifs, le NPA, la Gauche Anticapitaliste

1ère Circonscription de la Vienne : Bruno Riondet 2ème Circonscription de la Vienne : Maryse Desbourdes 3ème Circonscription de la Vienne : Alexandre Raguet

 Battre la droite et le FN, combattre l’austérité, rassembler la gauche de gauche

Sarkozy, le « président des riches », a dégagé, mais le pouvoir financier et patronal est toujours là pour exiger la poursuite et l’aggravation de la politique d’austérité.

En acceptant le cadre du Mécanisme Européen de Stabilité signé par Merkel et Sarkozy, François Hollande et son gouvernement nous préparent déjà une austérité de Gauche au nom de la réduction des « déficits ».

Pour nous au contraire, il s’agit désormais d’imposer un partage des richesses au profit de la population et des salariéEs.

Une simple alternance avec une austérité de gauche "raisonnable" est inefficace. Nous voulons une véritable alternative qui combat la précarité, le chômage et les inégalités.

Cette gauche de combat passe par le rassemblement de toute la gauche de gauche, du Front de Gauche, aux Alternatifs et au NPA, associant les mouvements sociaux dans un mouvement politique anti-austérité indépendant du PS et prêt à se mobiliser dans les urnes et demain dans les luttes.

Les 10 ans de droite au pouvoir en France, mais aussi l’hégémonie de l’idéologie libérale dans laquelle s’inscrivent les politiques éducatives européennes et mondiales, ont pour conséquences dramatiques la dégradation des conditions de travail des personnels et des conditions d’étude des élèves, l’accentuation des inégalités scolaires, l’impossibilité pour le Service Public d’Éducation de mener à bien l’ensemble de ses missions.

Les « réformes » imposées à l’Éducation Nationale par les ministres successifs de l’ère Sarkozy, construisent une École à l’opposé de celle que nous souhaitons.

Pour nous, l’École doit d’abord permettre à tous les jeunes d’accéder gratuitement à la même culture riche, diversifiée, exigeante qui leur permettra de comprendre le monde et de s’engager pleinement dans leur vie d’adolescentE, de jeune adulte puis d’adulte, de salariéEs, de citoyenNE.

Nous sommes donc opposéEs à tout ce qui réduit la possibilité du plus grand nombre d’entrer en contact avec des savoirs construits, identifiés et reconnus pour le rôle qu’ils peuvent prendre dans l’émancipation de la jeunesse.

Nous sommes opposéEs à l’approche utilitariste du socle commun et de son outil d’évaluation le LPC

Nous sommes opposéEs à la réduction des horaires d’enseignements obligatoires qui ont guidé les réformes du lycée et de la voie professionnelle (même si nous sommes favorables à ce que s’ouvre une réflexion sur les rythmes scolaires. Réflexion qui ne pourra être déconnectée de la question plus globale des rythmes auxquels sont soumis les élèves en dehors de l’École mais aussi leurs parents.)

  Si nous sommes éluEs

nous œuvrerons :

  • à ce que soit supprimé de la future loi d’orientation pour l’Ecole toute référence à un quelconque socle commun, minimum culturel, et à un quelconque pilotage des contenus par les évaluations qu’elles soient nationales ou internationales.
  • à ce que l’âge de la scolarité obligatoire soit repoussé de 16 à 18 ans.
  • à ce que toute une classe d’âge reçoivent le même enseignement au moins jusqu’à la fin du collège.
  • à ce qu’aucunE élève de moins de 16 ans ne puisse partir en apprentissage
  • à ce que la formation professionnelle se fasse dans le cadre d’établissements d’enseignement professionnel publics (LP) délivrant des formations qualifiantes de 2 ans BEP/CAP pouvant se poursuivre par un Bac Professionnel
  • à ce que l’enseignement dans les zones les plus socialement défavorisées ait les moyens de fonctionner avec, notamment, des classes à effectifs réduits (20 élèves par classe)
  • à ce que les effectifs par classe diminuent notablement partout et que se multiplient les cours à effectifs réduits
  • à ce que les enseignements techniques et artistiques soient développés sur tout le cursus du second degré, en favorisant le développement du travail en atelier et les ateliers de pratiques artistiques
  • à ce que l’enseignement de l’EPS soit renforcé (5 heures hebdomadaires en collège, 3 heures en lycée)
  • à ce que l’UNSS retrouve sa place entière à l’Éducation Nationale et que ses cadres soient des enseignantEs misEs à sa disposition

 Des mesures d’urgence

Les mesures d’urgence sont aujourd’hui pour nous :

  • une entrée progressive dans le métier des enseignantEs et CPE avec une véritable formation professionnelle dans le cadre d’IUFM rénovés
  • l’alternance indispensable de mise en situation en responsabilité devant élèves et de temps de formation permettant un retour sur la pratique et la construction d’une vraie professionnalité ne peut se faire qu’en accordant aux professeurEs et CPE stagiaires un temps de décharge de service équivalent à au moins un mi temps, et ce dès la rentrée 2012
  • le vote d’un collectif budgétaire augmentant sensiblement le budget de l’Éducation Nationale pour créer dès la rentrée les divisions supplémentaires qui permettront de faire baisser les effectifs par classe et pour permettre des heures de dédoublements dans plus grand nombre de disciplines
  • le recours à des listes complémentaires d’admisEs aux concours de recrutement pour pallier les besoins immédiats
  • la titularisation et la formation de touTEs les non titulaires
  • l’abrogation de tous les dispositifs de recrutements sur postes à profil notamment dans l’éducation prioritaire
  • l’abrogation de l’assouplissement de la carte scolaire
  • l’augmentation des salaires des fonctionnaires par une augmentation immédiate de 300 euros pour touTEs et l’augmentation du point d’indice
  • l’annonce d’un plan pluriannuel de recrutement dans les métiers de l’enseignement et de l’éducation en nette augmentation mais qui ne se fasse pas à moyens constants par un « redéploiement » des autres secteurs de la fonction publique
  • une réforme totale de la fiscalité qui permette de financer le développement du service public à la hauteur des enjeux et des besoins.

Enfin, le monde de l’Éducation Nationale que vous représentez a prouvé qu’il était capable de s’engager dans des mouvements sociaux de grande ampleur. Nous pensons que pour qu’une réelle politique de rupture avec la politique libérale ait des chances d’aboutir, il faudra développer très rapidement des mobilisations importantes, y compris dans le secteur de l’éducation et de la formation. Nous nous y retrouverons.


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