NPA 86

Législatives 2012. Une autre politique des transports

samedi 2 juin 2012 par redac-npa86

Communiqué des trois candidatures "Pour une Alternative à gauche" dans la Vienne

Dans la Vienne comme partout en France : une autre politique des transports

Transports en commun gratuits, organisés en service public, réouverture de la ligne Poitiers-Neuville, NON à la LGV Limoges Poitiers : nous nous prononçons pour une politique des transports ambitieuse, écologique, solidaire.

Changements climatiques, coûts financiers, pollutions et problèmes de santé publique, accidents, stress, … : tout incite à diminuer fortement la place des voitures et des camions, en ville comme sur les routes.

Pour sortir du libéralisme, dessinons une alternative.

C’est le sens des candidatures soutenues par le NPA, Les Alternatifs et la Gauche Anticapitaliste

  • Pour la première circonscription : Bruno Riondet (suppléante : Ghislaine Courjaud))
  • Pour la deuxième circonscription : Maryse Desbourdes (suppléante : Valérie Soumaille) -* Pour la troisième circonscription : Alexandre Raguet (suppléante : Élise Changeur)

En l’espace de 40 ans, les transports sont devenus le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre en France représentant aujourd’hui 28% des émissions nationales (35 % des émissions de CO2).

Dans la Vienne, le secteur des transports est le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre d’origine énergétique, suivi par le secteur résidentiel/tertiaire.

Nous proposons que les pouvoirs publics s’engagent dans la perspective de transports en commun, rendus plus attractifs, diversifiés, rapides, gratuits. Et gérés par un syndicat mixte des transports, avec l’ensemble des autorités organisatrices des transports.

Limiter les camions sur les routes nécessite de soutenir le développement du fret ferroviaire et de s’engager dans une relocalisation des activités, comme par exemple l’agriculture de proximité.

Par ailleurs, nous redisons notre opposition à la ligne LGV Limoges Poitiers. Coût exorbitant, conséquences environnementales et humaines graves : la LGV apparait de plus en plus comme une rente perpétuelle pour le groupe privé Vinci.

Son financement, voté par la quasi-totalité des élus des grandes villes, départements et régions, va endetter les collectivités locales pour 40 ans. Elles devront payer 25% des 2 milliards d’euros que coûte la construction.

Les multinationales des travaux publics (Bouygues, Eiffage) vont ainsi s’enrichir sur le dos des contribuables en leur faisant supporter le coût de la construction et les pertes d’exploitations prévisibles et sur le dos des voyageurs qui verront le prix des billets augmenter de + 20 à +70%.

C’est la même logique de privatisation qui est à l’oeuvre pour la ligne LGV SEA (Sud Europe Atlantique) concédée à VINCI.

Écologiquement ce projet sera catastrophique : une deuxième coulée ferroviaire entraînant la destruction de terres agricoles, d’habitations et de paysages déjà durement touchée par la crise.

Tout ça pour faire gagner 20 minutes à quelques privilégiés politiques et économiques ?

Pourtant d’autres solutions existent pour répondre aux besoins de déplacement des habitants :

  • Moderniser la ligne TER Poitiers-Limoges avec ouverture au fret ;
  • Rénover la ligne existante dite POLLT (Paris, Orléans, La Souterraine,Limoges, Toulouse). Cela coûterait 4 fois moins cher que la LGV !"

Des transports au service des citoyens, pas pour la croissance des profits


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