NPA 86

Mobilisation contre la dette vendredi 29 juin 2012

jeudi 28 juin 2012 par redac-npa86

Vendredi 29 juin à 18h00, place de l’Hôtel de Ville, le "Collectif 86 pour un audit citoyen de la dette publique" vous invite à le rejoindre pour assister à une pièce théâtrale qui sera suivi d’un exposé sur la dette.

6 vraies fausses idées sur la dette publique
et son avenir en France et ailleurs...

Tract du Collectif :

 « La dette est la conséquence d’une explosion des dépenses publiques » C’est faux !

La part des dépenses publiques dans leur ensemble est globalement stable depuis plusieurs années. Elle a même diminué par rapport à son point le plus haut atteint en 1993 avec 55 % du produit intérieur brut (PIB), alors qu’en 2007, elle n’en représente plus que 52,3 %.

Cependant, la structure des dépenses publiques a évolué :

  • les dépenses générales de l’Etat (enseignement, recherche, justice…) ont fortement diminué. Leur part est passée de 25,5 % du PIB en 1993 à un peu moins de 20 % en 2008.
  • Les dépenses des administrations de sécurité sociale ont continué à augmenter, en raison de l’augmentation des besoins sociaux.
  • Les dépenses des collectivités territoriales ont, elles aussi, augmenté, à cause des transferts de responsabilités dont l’Etat s’est déchargé, sans associer à ces transferts les financements nécessaires. C’est ainsi que l’austérité se « diffuse » à l’échelle locale.

  « Nous vivons au dessus de nos moyens » C’est faux !

La richesse produite par l’économie française n’a cessé d’augmenter, il est tout à fait possible de financer les dépenses publiques.

Par contre, les réformes fiscales des gouvernements, de gauche comme de droite, n’ont pas cessé de priver le budget public de ressources à travers la multiplication des cadeaux fiscaux aux plus riches et aux grandes entreprises.

Les recettes de l’Etat représentaient 15,1 % du PIB en 2009 contre 22,5 % en 1982

Les impôts progressifs ont vu leur part dans les recettes fiscales diminuer, le taux appliqué au plus gros revenus est passé de 65 % à 41 %, les droits de succession ont été largement allégés, et le rendement de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a été fortement amoindri, les revenus financiers continuent à bénéficier de faibles taux d’imposition et il existe quelques 500 niches fiscales dont le coût total est estimé à 145 milliards d’euros pour 2010.

Quant à l’impôt sur les sociétés, il a vu son taux passer de 45 % en 1989 à 33 % actuellement, quand ce n’est pas 8% ou moins pour les grandes entreprises !

 « Il faut imposer la règle d’or, zéro déficit » C’est faux ! Et dangereux !

Cette règle entraîne l’ impossibilité, de fait, d’investir pour l’avenir (santé, éducation, recherche et développement, financement de projets d’avenir comme par exemple la transition écologique…) alors même que ces investissements sont aujourd’hui cruciaux.

D’une part, ces investissements seront utilisés des décennies durant par plusieurs générations, ce qui justifie le recours à l’endettement.

D’autre part, l’État doit se donner les moyens d’intervenir dans l’économie.

La crise de 1929 a été terrible et durable parce que les gouvernements ne sont pas intervenus pour soutenir l’activité économique. Dans un contexte de crise, l’état doit prendre ses responsabilités. Il faut des investissements publics pour casser le cercle vicieux de l’austérité. En les interdisant, la règle d’or rend à nouveau possible des récessions aux conséquences inimaginables.

 « Pour sortir de la dette, il faut des mesures d’austérité. » C’est faux !

La « discipline budgétaire » est présentée par les gouvernements et les « experts » de la finance comme la seule solution pour sortir de la crise de la dette.

Il s’agit d’un programme global de réformes, qui comprend des coupes dans les dépenses publiques, les retraites, des privatisations, des attaques contre les droits sociaux, et des taxes sur la consommation.

Ces politiques d’austérité ont déjà plongé la Grèce dans le chaos économique et social : baisse de 22% du salaire minimum, suppression dans l’année de 15 000 emplois publics, nouvelles coupes dans les pensions de retraite. Loin de jeter les bases d’une sortie de crise, les prétendues « cures » imposées par la Troïka (Union Européenne, Banque Centrale Européenne, Fonds Monétaire International) entretiennent récession et chômage.

Cette austérité n’est pas douloureuse pour tout le monde !
Pendant que les peuples grec et portugais paient le prix fort de la crise, les banques européennes et entreprises du CAC 40 n’ont jamais dégagé autant de bénéfices !

 « Il n’y a pas d’alternatives, on n’a pas le choix. » C’est faux !

L’austérité, la rigueur budgétaire mène l’Europe dans le gouffre.

A l’heure où le nouveau traité européen, dénommé « pacte budgétaire » s’apprête à imposer une véritable camisole budgétaire à l’ensemble des pays européens, une vraie rupture au plan européen est plus que jamais nécessaire pour sortir de la crise de la dette.

Face à l’ampleur de l’entreprise de destruction de la protection sociale et des services publics, il faut lutter contre la résignation, construire les mobilisations, faire monter la pression populaire en France et en Europe...

Les Grecs ont ouvert la voie en votant à 27% pour la coalition de gauche radicale Syriza lors des élections législatives du 17 juin.

Son programme pour sortir de la crise de la dette : annulation des mesures d’austérité ; augmentation des salaires, pensions, retraites, allocations ; annulation de la plus grande part de la dette jugée illégitime ; renégociation des conditions de remboursement de la part restante ; nationalisation des banques ; contrôle par l’État des entreprises stratégiques (renationalisation des entreprises publiques cédées au privé) ; redistribution radicale des richesses… des propositions que nous soutenons depuis le début et qui visent à stopper la main mise du monde de la finance sur la vie des populations !

Nos vies d’abord !

 « En France, avec la nouvelle majorité présidentielle, on est à l’abri des mesures d’austérité » C’est faux !

F. Hollande n’a pas remis en cause le « pacte budgétaire » qui impose aux états membres de la zone euro, sous peine d’amendes conséquentes, de ramener leur déficit à moins de 0.5% du PIB.

Pire, le gouvernement a annoncé il y a quelques jours que pour se conformer à ce « pacte budgétaire », il procéderait à un gel des dépenses publiques en valeur (pas un euro de plus ne sera dépensé en 2013, 2014, 2015 qu’en 2012) ce qui sous entend, compte tenu de l’inflation, que le budget de l’État, de la sécurité sociale et des collectivités territoriales sera donc diminué d’autant chaque année.

Ce gel signifie concrètement, alors même que certaines dépenses de l’État augmentent de manière structurelle, comme dans le domaine de la santé par exemple, qu’il faudra opérer des coupes budgétaires.

Sur quoi vont porter ces coupes ? Mystère !

Ce que nous pouvons d’ores et déjà dire, en revanche, c’est que sur les places, dans les syndicats, dans les partis, dans le mouvement social et dans la rue, il nous faudra lutter contre la résignation et imposer dans le débat public, nos solutions progressistes à la crise de la dette pour faire barrage à l’escroquerie de l’austérité.

Nous ne paierons pas leur dette !
Nous sommes les 99% !
C’est à nous de décider !

Le "Collectif 86 pour un audit citoyen de la dette publique" rassemble des associations (Cap à Gauche, ATTAC, CADTM), des organisations syndicales (FSU, Solidaires, Confédération Paysanne) et politiques (Alternatifs, Europe Ecologie – Les Verts, NPA PCF, PG) et des individus. Contact : dettes86 AROBASE gmail.com


Documents joints

tract_dette_29juin2012

28 juin 2012
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