NPA 86

Mobilisons nos forces pour qu’Andrés puisse rester en France !

vendredi 12 octobre 2012 par redac-npa86

Alors qu’il vit en France depuis 10 ans, Andrés risque de devenir clandestin pour l’administration française.

Andrés est un colombien de 36 ans. Il vit en France depuis maintenant 10 ans, où il a travaillé au Mémorial d’Oradour-sur-Glane, au Futuroscope et même avec l’Education Nationale pour aider les élèves et les enseignants dans les cours d’espagnol au lycée. Dans tous les cas, son métier était lié à sa maîtrise des langues (il est trilingue –français, espagnol, anglais). Son droit de vivre sur le sol français était d’ailleurs lié au fait qu’il soit diplômé à un haut niveau et qu’il devait donc obligatoirement, s’il décidait de venir s’installer en France, travailler dans ce domaine, représentant, a priori, un intérêt pour la patrie…

Andrés est aujourd’hui menacé d’expulsion puisque la Préfecture de la Vienne ne veut pas lui renouveler son droit de séjour. Depuis quelque temps déjà, au lieu de lui renouveler son « droit » tous les trois ans, on le faisait revenir tous les un, deux, ou trois mois… une manière de décourager les plus fragiles et de montrer que la liberté d’être en France est plus que précaire. Andrés, lui, n’a pas craqué, il était même très rigoureux avec ses documents administratifs mais, en Juillet dernier on lui a demandé de quitter le territoire sous 30 jours. Les raisons évoquées sont que son métier actuel au Futuroscope ne correspondrait pas à ses compétences intellectuelles et qu’il ne gagnerait pas 1,5 fois le salaire minimal soit environ 2000€. Or, si Andrés ne travaille plus au Mémorial d’Oradour-sur-Glane aujourd’hui c’est parce qu’avec la crise économique, il y a eu une baisse de la fréquentation du site et donc, un dégraissement du personnel (il était déjà ici victime du capitalisme). Sur la question de son travail au Futuroscope aussi il y a une ambiguïté, on lui reproche de ne pas travailler dans sa « branche » alors que justement il accueille les visiteurs étrangers, et le fait qu’il soit trilingue est tout de même très adéquat. Là encore donc, on sent que la Préfecture cherche des excuses pour faire quitter du territoire le plus grand nombre d’étrangers et cela est plus frappant avec le reproche autour de la question du revenu inférieur à 1,5 fois le salaire minimal… ce qui n’apparaissait nulle part dans les conditions pour avoir le droit de vivre en France dans la circulaire qu’Andrés avait alors utilisé il y a dix ans. Aujourd’hui, il ne gagne pas 1,5 fois le salaire minimal mais plus exactement il ne touche plus rien du tout puisqu’il a été licencié et qu’il n’a pas droit aux indemnités chômages, ni au RSA, ni à rien du tout d’ailleurs. Seules des associations et des personnes proches l’aident pour qu’ils puissent s’en sortir du mieux que possible. Mais, la situation ne peut pas durer comme ça, personne ne peut vivre sans revenu…

En plus de cela, Andrés porte un projet avec une association qui s’appelle « Fondation Armando Armero ». Il s’agit d’une ville colombienne qui a été sinistrée par un volcan et où il y a eu des milliers de victimes. Le but de cette « Fondation » est de créer des lieux de mémoires, comme à Oradour-sur-Glane. Andrés forme donc des français et des colombiens à cela. Cela fait six ans qu’il travaille à ce projet qui tombera donc à l’eau s’il est viré du territoire français.

Le NPA apporte son soutien le plus entier à Andrés mais pas parce qu’il représente un intérêt pour la patrie. Si nous sommes pour son droit de vivre et de s’installer en France, c’est parce que nous pensons que toutes les personnes qui souhaitent vivre ici doivent pouvoir le faire. Nous appelons donc tous les élus et les citoyens se sentant concernés à se mobiliser, pour faire en sorte qu’Andrés reste en France. Malheureusement, cet exemple nous montre, une fois de plus, que la « gauche » au pouvoir n’est même pas capable de changer la pire facette de ce que représente la droite décomplexée en matière d’immigration.

Peut-être des actions seront-elles prévues dans les jours à venir, nous les communiquerons quoi qu’il en soit dans notre Agenda Militant. N’oubliez-donc pas de venir le consulter régulièrement dans les prochains jours, ou à nous contacter pour que l’on vous tienne au courant des suites de l’affaire et des actions à venir.

Alexandre Raguet.


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