NPA 86

Vite, la régularisation des sans-papiers !

jeudi 13 décembre 2012 par redac-npa86

Plaidoyer de Camille Lacombe pour la régularisation des sans-papiers.

Les manifestations pour empêcher l’expulsion de Kévin furent un moment décisif dans la prise de conscience de la nécessité de régulariser tous les sans-papiers.

Jeune lycéen, Kévin est d’origine congolaise. Il vit depuis sa plus tendre enfance à Poitiers. Pourtant, sa vie a basculé dès lors qu’un escadron de policiers s’est empressé de l’enfermer pour atteindre les quotas d’expulsion des sans-papiers.

L’intensité de la riposte de ses amis, de ses camarades et même de parfaits étrangers, l’ampleur des manifestations a permis de le libérer. Aujourd’hui il vit toujours dans la crainte d’être expulsé.

Pour tous les démocrates de bonne foi, la régularisation doit être un devoir moral envers Kévin c’est-à-dire envers l’humanité. Car Kévin ne représente plus seulement une individualité coupé du monde. Kévin est le symbole de l’oppression que vivent des centaines de nos frères dans le « pays des droits de l’homme ».

Comment pouvons-nous accepter que des êtres humains vivent dans l’angoisse permanente de se faire arrêter comme de vulgaire bandits alors qu’ils vivent à côté de nous, alors qu’ils ont fuit la misère, la guerre, les oppressions de toute sorte ? Comment pouvons-nous accepter qu’un lycéen, un travailleur puisse être « raccompagné » dans un pays qu’il ne connaît même plus ? Comment accepter ce scandale, ces souffrances sans être profondément écœurés ? Combien d’intelligences, de beautés, de richesses se terrent dans l’ombre, sont dans l’impossibilité de s’exprimer, de revendiquer, de se syndiquer ? En clair d’être des hommes.

Comme vous pouvez le constater, il existe deux catégories de positionnement en France sur la problématique des sans-papiers. Ceux qui sont animés par un chauvinisme jaloux et qui désirent abandonner des enfants, des femmes et des hommes à la merci de la bureaucratie policière et aux capitalistes. A cette fin, les sans-papiers serviront de variables d’ajustement des politiques publiques, de bouc-émissaire permanent, de main d’œuvre avilie, dépréciée et humiliée. En face d’eux, nous pouvons trouver ceux qui considèrent qu’il s’agit d’un devoir de classe de laisser nos frères vivre à nos côtés dans l’entraide et la solidarité. Les premiers sont les partisans de l’internationale de la misère et de la haine, les anti-Kévin par excellence. Les seconds sont les amis de l’internationale du bien être et de l’amour, les humanistes les plus décidés.

Cher lecteur, après ce bref plaidoyer, je te laisse choisir ton camp ?

Camille Lacombe


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