NPA 86

Réunion publique pour la défense du Théâtre : une étape pour amplifier la riposte !

jeudi 21 mars 2013 par redac-npa86

Une petite centaine de personnes présentes pour cette étape de débats.

RDV est donné Lundi 25 à 17H30 devant l’Hôtel-de-Ville pour remettre la pétition au Maire durant le Conseil Municipal.

Plus que jamais, refusons la privatisation de l’ancien Théâtre !

Contre la privatisation de l’ancien théâtre, la réunion du 20 mars 2013 a été une manière de préparer la défense de ce lieu culturel et historique.

Slam d’une artiste présente à la réunion publique :

Militants, citoyens et médias étaient au rendez-vous à la maison du peuple ce mercredi pour discuter de la volonté de la mairie de privatiser le théâtre. Le maire, Alain Claeys (PS), a décidé de vendre l’ancien théâtre, alors même qu’une concertation avait été annoncée, et cela pour implanter des commerces sur une surface d’environ 3000m². Cette réunion publique était animée par quatre femmes, dont Maryse Desbourdes, notre élue.

Françoise Poteau, ancienne élue de la municipalité en charge de la culture, Séverine Lenhard, membre du parti de gauche, Christiane Fraysse, élue de la majorité membre d’Europe écologie les verts, et Maryse ont su présenter la situation et expliquer clairement nos revendications, avant de laisser la parole à qui voudrait.

Intervention d’un participant en cliquant ci-dessous :

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La décision de vendre le théâtre, et ainsi de le rendre privé alors que c’est un lieu public culturel, a été imposée au TAP, puisque les financeurs avaient le pouvoir, et à cela s’est mêlée la pression de la direction régionale des affaires publiques (DRAP). Le TAP cinéma, livré au CGR Castille situé peu loin de l’ancien théâtre, se voit soumis aux choix du CGR sur les films qui seront présentés, les plus rentables seront privilégiés. Le maire présente cette vente comme économique pour la ville, alors que pour loger dans les locaux du CGR, la ville devra payer un loyer de 180 000€ par an pendant 9 ans. Bien sûr, la rénovation de l’ancien théâtre aurait coûté moins de 1,6 millions d’euros, cet argument n’est donc qu’un prétexte. De plus, les locaux du CGR ne sont que loués, c’est-à-dire que les locaux n’appartiennent même pas à la municipalité ! Selon Françoise Poteau, "c’est la mort programmée d’un lieu culturel d’art et essais". Ajoutons à cela que le maire, dans son programme électoral, avait entrevu la réhabilitation du théâtre, jamais il n’avait évoqué sa vente, or aujourd’hui, il ne voit que cette possibilité, oubliant ses promesses électorales...

Un deal a été établi entre le CGR et Claeys, une hausse du nombre de places au CGR de Buxerolles, contre le maintien du CGR en ville, et la location des 3 salles du Castille ajoutées aux 5 salles déjà ouvertes ne fait qu’arranger le maire et le CGR. Claeys n’a tenu aucun compte des salariés du TAP, il n’a pas non plus entendu les citoyens et militants qui lui disaient que c’est une aberration de mêler l’art et essais au commercial. Le résultat de cette vente sera un coût important pour la ville (loyer du TAP) et le profit du CGR. Claeys ne s’embarrasse clairement pas de la démocratie, la déniant complètement. Non seulement il y aura moins d’art et essais (et finalement de culture) à Poitiers, mais la vente du bâtiment est aussi scandaleuse, car c’est un véritable lieu historique et chargé d’affection par les pictaviens qui souhaite être vendu. Il y a en effet dans l’ancien théâtre de véritables trésors (escaliers, lustres, salle de danse, vue...) et l’on ne peut pas céder aux commerces un bien public de valeur.

Nos objectifs sont que la vente du théâtre soit annulée, mais aussi que celui-ci participe à la vie de la ville, à la dynamisation, à la culture, et à la vie associative. Des emplacements pour des commerces, il y en a déjà beaucoup à Poitiers, il suffit de regarder rue Gambetta, rue des Grandes Ecoles, rue Carnot, etc., tandis que la culture, à l’inverse, se voit effacée de la ville, tandis que les associations manquent de salles, tandis que les artistes recherchent des salles d’exposition, de répétition, de spectacles. Le maire DOIT ouvrir une réelle concertation, car le théâtre appartient aux citoyens et c’est à eux de décider de son devenir.

Lors de la réunion publique a été proposée une journée portes ouvertes à l’ancien théâtre, pour que les pictaviens et poitevins voient ce qu’on brade. A Poitiers, il y a un véritable besoin de culture populaire, puisqu’après 21h, qu’est-ce qui fait vivre la ville ? Ce ne sont pas les commerces : c’est la culture. Les poitevins sont attachés à ce lieu, et l’importance du bâtiment, de son intérieur, du symbole qu’il a, doivent être conservés. De plus, il est placé entre l’Hotel de ville et la Préfecture, il faut garder un lieu culturel à cet endroit accessible pour les pictaviens. D’autres idées ont été proposées pour le théâtre, pourquoi ne pas le réouvrir pour un débat ? Comme celui-ci ? Pourquoi ne pas faire un grand spectacle avec les artistes de Poitiers en quête de lieu où s’exprimer ?

En privatisant le théâtre, le maire se met réellement en danger pour les municipales, puisque ce voeu est critiqué par les pictaviens. Que le Maire ne tienne pas ses promesses c’est un fait, mais qu’il agisse contre celles-ci, c’en est un autre. Cette vente fait perdre aux citoyens de Poitiers toute confiance en leur maire, qu’ils avaient pourtant élu. Il en paiera les conséquences en temps voulu.

Le théâtre n’est (toujours) pas à vendre, il est à nous !


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