NPA 86

Ancien Théâtre : ce n’est qu’un début, continuons le combat !

jeudi 23 mai 2013 par redac-npa86
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© Severine Lenhard (Silence noir)

Hier, mercredi 22 mai, s’est tenue au bar le Plan B, une réunion publique d’informations et de débats sur la question de l’Ancien Théâtre de Poitiers, mais également plus largement sur la culture au cœur de notre ville.

Beaucoup de monde était présent, soit environ 70 personnes, pour écouter et regarder l’histoire de l’Ancien Théâtre, grâce au diaporama présenté par Laurent, nous offrant par la même occasion (virtuellement) les tant souhaitées Portes Ouvertes que le Député-Maire de Poitiers nous refuse toujours.

Le débat nous a aussi démontré que le Théâtre de Poitiers ne date pas de la moitié du XXème siècle, mais bel et bien du XIXème. La rénovation du désormais célèbre Ancien Théâtre que nous connaissons tous date de la moitié du XXème, en revanche il y avait déjà un Théâtre avant ! Argument supplémentaire pour les poitevins attachés à ce lieu plein d’Histoire, d’émotions et de souvenirs !

Par ailleurs, le débat a pu être contradictoire puisque des élu-e-s de la majorité PS avaient fait le déplacement jusqu’à la réunion organisée par le collectif. Mais malheureusement, le déplacement n’aura pas suffit puisque l’argumentation reste la même : "la culture à Poitiers c’est génial, tout ce qu’on fait est merveilleux, la culture ce n’est pas que pour le centre-ville, en plus faut être réaliste on a plus beaucoup de thunes même si on n’a pas réduit le budget culture !"... Blablabla...

La réalité, c’est que la Municipalité refuse de répondre à une question à laquelle elle a pourtant la réponse : Pourquoi vendre le théâtre au privé ?

Réponses :

1. Parce que, c’est dans la logique de Grand Poitiers, vider le centre-ville de ce qui est jeune, festif, étranger, artistique. Le Maire tout seul (surnom attribué hier soir pour sa vision de la démocratie) veut un centre-ville tranquille, à l’image de la rue Carnot.

2. Parce que c’est l’austérité ! La municipalité n’a eu de cesse de critiquer le gouvernement de droite sortant, invoquant des coupes budgétaires pour les collectivités locales qui ne permettraient pas de mener une politique de gauche. Mais, aujourd’hui, le changement n’a pas eu lieu, et les coupes budgétaires attendues vont être bien plus importantes qu’avant du fait de la crise qui s’aggrave.

3. Parce que c’est leur politique. En un mot, le libéralisme. Socialiser les pertes, privatiser le bonus, histoire que ce soit toujours les mêmes qui trinquent. En finir avec le service public (sauf les flics et l’armée), et donc, faire une politique qui ne peut en aucun cas apporter un rayonnement culturel, ni même social, ni même écologique.

Sans ces réponses, le débat est tronqué par une volonté de délier les problèmes, comme si la question du Théâtre était réellement dictée par une volonté d’améliorer la politique culturelle de la ville. Mais continuons le combat, car en politique, la seule chose que comprennent les libéraux, c’est le rapport de force. On lâche rien.

A.R.


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