NPA 86

Prisons françaises : la barbarie gouvernementalisée !

samedi 5 octobre 2013 par redac-npa86

Un atelier nommé “Abolir les prisons, c’est pour quand ?” était proposé par Philippe Blanchet (Ligue des droits de l’homme), Jean-François Jezequel (Observatoire internationale des prisons) dans le cadre de l’université d’été du NPA.

En 2012, la France comptait 191 établissements de détention, dont 85 prisons a proprement parler. Les autres sont des lieux tels que des Centres de Rétentions Administratives ou encore de Maisons d’arrêts où sont séquestrés les « présumés innocents ». Ces lieux se prêtent à la sur-concentration et au surnombre, ce qui amène à un abaissement de la condition humaine considérable (tenté quelle puisse être considéré comme telle dans ces cages à bestiaux) où l’on enferme dans les mêmes cellules les coupables de délits mineurs, de mendicité ou de fraudes avec des criminels. Ces cas sont ceux des maisons d’arrêts où les détenus sont souvent en attente de jugement et où les manques de moyens pour l’enquête font qu’on y reste plusieurs semaines voire plusieurs mois.

Les conditions de (sur)vie dans les maisons d’arrêts sont intolérables, les droits des détenus sont bafoués ou quasi inexistants. On estime à 75% le nombres de personnes purgeant une peine mineure de courte durée qui aurait pu être alternative car dans un pays où la séquestration est un délit grave, l’Etat séquestre des hommes quand il peut user de méthodes tels que les bracelets électroniques ou les travaux d’intérêts généraux.

Par ailleurs les Centres de Rétentions Administratives, fossoyeurs de vies sociales et bourreaux de la dignité humaine, construit ces dernières années ont été bâtit dans le but de recevoir des familles entière alors que la justice française punie sévèrement les enlèvements et la séquestration d’enfants.

La législation permet aux députés (s’ils souhaitent faire valoir ce droit) de visiter n’importe quelle prison française. Ce droit n’est malheureusement pas souvent utilisé et pourrait permettre de nombreuses libérations aux vues des conditions de vie inhumaine des détenus comparée aux faits de leurs inculpations souvent mineures.

Chaque fois que l’Etat décide en bon élève capitaliste de rembourser la dette sur le dos des pauvres ; chaque fois que des économies pourraient être faites avec des peines alternatives ; chaque fois que le système pénal français inflige à des êtres humains un traitement moyenâgeux et barbare ; toutes les fois où ce gâchis d’argent et cette cruauté gouvernementale pourraient être évités ; le "sécuritarisme" fait un pas de plus vers les libéraux et capitalistes de l’Etat français, contre l’épanouissement de l’Humanité.

A Poitiers il existe des associations telles que GENEPI qui militent pour les droits des prisonniers et l’association nationale des visiteurs de prison qui s’engage pour la conservation du lien social en prison. Ceux qui veulent s’engager le peuvent alors.

Article rédigé par Franck Malvarossa, avec les notes F.M. 


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