NPA 86

Un logement pour tous

mardi 28 juillet 2015 par redac-npa86

« Le droit au logement constitue un devoir de solidarité pour l’ensemble de la nation ! »

A l’origine, le logement est un abri contre les aléas de la nature.

Au fil du temps le logement est devenu une marchandise qui peut être achetée et vendue.

On est passé du modèle nomade au modèle sédentaire puis du modèle communautaire au modèle familial pour arriver à une privatisation de l’espace.

La valeur d’usage (propriété de satisfaire les besoins) a laissé place à la valeur d’échange (bien mar- chand et monnayable).

Le logement a une fonction de socialisation, c’est à dire l’appren- tissage de la vie en société. Cela consiste en l’apprentissage des comportements, des valeurs et des normes sociales. C’est le processus d’intériorisation par chacun des valeurs et des normes du groupe et de la société dont il est membre. Aujourd’hui, la stabilité résidentielle fait partie des normes de notre société.

Selon Engels, le logement est un outil de reproduction de la force de travail. Le logement inégale- ment distribué dans la société ca- pitaliste n’est que la manifestation de la crise sociale et non sa cause. Faire de l’ouvrier un propriétaire ou un locataire social ne résoudra pas la question de son exploitation.

Dès le début du XXème siècle, on voit apparaître une politique du logement qui prend en compte tout ce qui concerne les loyers, logements sociaux, accession à la propriété etc...

Accéder à certains logements nécessite de disposer de capitaux économiques, sociaux et symboliques.

Le logement est en quelque sorte une reconnaissance sociale.

« Le droit au logement constitue un devoir de solidarité pour l’ensemble de la nation » Article 1 de la loi Louis Besson.

Cependant la crise du logement s’accentue et en France il manque encore environ 500 000 logements et 5 millions de personnes sont mal logées. Et Il y aurait en France 3 fois plus de logements vides que de sans-abris.

Des mouvements sociaux se sont constitués autour de ce problème :

  • Mouvement populaire des familles (ouvriers chrétiens)
  • Mouvement Emmaüs (l’Abbé Pierre en 1954)
  • Mouvement pour l’habitat groupé autogéré (1977)
  • Le comité des mal logés (1984)
  • Le DAL (1990)
  • Jeudi noir (2006)

Leurs principales dénonciations sont la précarité du salariat, des étudiants, l’exclusion sociale des immigrés et le nombre de logements vacants.

Ils mènent des actions comme occuper des immeubles ou négocier des relogements.

« Le problème du droit au logement, la question de sa distribution comme ressource urbaine donnant accès à la ville et droit de cité restent entiers. Ils soulignent la légitimité des groupes sociaux et des individus, quels qu’ils soient, à s’installer, à circuler, à s’approprier durablement les lieux, à faire valoir leur droit à l’habitat » sociologie du logement, Yankel Fijalkow.

Poitiers en chiffres :

  • 53 539 logements.
  • 8,4 % soit 4500 logements inoccupés !
  • 29,4% de propriétaires.
  • 89,4% de résidences principales.
  • 70,1% d’appartements.

(Chiffres 2011, source INSEE)

Manon Labaye

Cette article a été publié ultérieurement dans notre journal local "Prenons Parti n°13", de mai/juin 2015.

Pur lire le journal en entier :

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Documents joints

21 juillet 2015
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3 Mo

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