NPA 86

L’état d’urgence inquiète (Nouvelle République)

jeudi 21 janvier 2016 par redac-npa86

(Un tract unitaire est en cours d’élaboration, et sera mis en ligne très prochainement sur le site) Ndlr du site.

Levée de mains unanimes, mardi soir, pour organiser une manifestation à Poitiers.

Poitiers. Un collectif a été créé, mardi soir, pour dire “ Non à l’état d’urgence permanent ” et associer la Vienne à la mobilisation nationale du 30 janvier.

Poitiers sera associée à la mobilisation nationale du 30 janvier pour « dire non à l’état d’urgence permanent. » La décision a été prise par un collectif spontané, mardi soir, au premier étage du Bar du Théâtre, à l’appel notamment du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) et d’Europe Écologie les Verts (EELV). Ils étaient plus d’une trentaine à s’interroger.

La Ligue des droits de l’homme est à la manœuvre

Ils n’ont pas mis longtemps à tomber d’accord pour « refuser la déchéance de nationalité et la constitutionnalisation de l’état d’urgence. » Comme l’a expliqué une participante  : « Pour moi, l’état d’urgence permet au gouvernement de mettre en place un état sécuritaire. Nous souhaitons plus de démocratie, plus de justice pour les citoyens. L’Etat d’urgence, c’est une fragilisation des mouvements sociaux. » Poitiers aura donc sa manifestation contre la permanence d’un état d’urgence, le 30 janvier, en écho à la grande manifestation nationale proposée à Paris, au départ de la Place de la République, à 14 h 30. Une réunion est également prévue à la faculté aujourd’hui, sur le même thème. Plus de deux mois après les attentats du 13 novembre, les citoyens s’interrogent sur ces mesures d’exception qui n’en sont plus.

Mardi, la Ligue des droits de l’homme (LDH) a saisi le Conseil d’État pour demander la suspension de l’état d’urgence. Les sages devront se pencher sur la question le mardi 26 janvier. « La persistance de l’état d’urgence, plus de deux mois, après son déclenchement, est constitutive d’une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales », estime la LDH dans sa requête. L’association, qui ne conteste pas « l’importance cruciale de la lutte contre le terrorisme », souhaite que certaines mesures soient suspendues, comme les perquisitions administratives ou l’interdiction de réunions publiques.

François Hollande peut mettre fin, à tout moment, à l’état d’urgence, par décret.

Xavier Benoit


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