NPA 86

Réaction suite à l’article de la Nouvelle République du 5/10/16 intitulé « sûreté à la centrale nucléaire : il faut solidifier les démarches »

jeudi 6 octobre 2016 par redac-npa86

Cet article de la NR, en date du 5/10/16, est un entretien avec l’ancien et le nouveau directeur de la centrale nucléaire de Civaux, M.M. Gevrey et Bellegarde.

Ils y disent notamment « nous avons divisé le nombre d’événements significatifs, de trois à quatre en moyenne par an, à un ou aucun ». C’est très certainement juste, mais rien ne nous est expliqué sur les mesures de sécurité prises. Par ailleurs, nous savons que l’ASN reste pro-nucléaire, et la transparence concernant ce qui relève de l’accident ou de l’incident, ainsi que le niveau de danger, n’est pas explicité. En effet, quand juge-t-on qu’il y a eu un incident ?

Nous tenons a rappelé que le risque 0 n’existe pas.

Le nucléaire ne pourra jamais être sûr à 100% et reste toujours un danger pour l’Homme et l’environnement. Des études montrent aussi qu’il y a des risques pour la faune et la flore dans la Vienne en raison du réchauffement de l’eau par la centrale nucléaire.

Nous savons, surtout depuis Fukushima, que la catastrophe est inscrite dans le choix de cette énergie. En paraphrasant Jaurès, nous affirmons que le nucléaire porte la catastrophe comme la nuée porte l’orage.

Ce choix du nucléaire a dicté une politique de surconsommation et de gaspillage énergétique, par exemple en généralisant le chauffage électrique. Depuis c’est la fuite en avant pour construire et exporter toujours plus de centrales.

Il est question également dans l’article de la NR des perspectives de 2021/2022. La centrale de Civaux aura alors 25 ans. La perspective devrait se limiter à la fermeture puisque une centrale est conçue pour une durée de vie de 30 ans.

Or, dans les 10 prochaines années, 42 des 58 réacteurs électronucléaires français vont dépasser les 30 ans, c’est-à-dire la durée pour laquelle ils avaient été techniquement conçus… Ce que la droite et le PS – et ses alliés – nous proposent n’est que du rafistolage pour les bénéfices de grandes entreprises comme EDF et Areva.

Avec un parc de réacteurs vieillissants, la question n’est pas de savoir si on sortira du nucléaire, mais dans quelles conditions et à quel coût humain et environnemental ? Soit cette sortie sera tôt ou tard imposée par un accident dramatique. Soit l’arrêt du nucléaire est décidé et mis en œuvre au plus vite, en développant de manière volontariste les énergies renouvelables et en déployant un vaste programme d’économies d’énergies alliant isolation des bâtiments, interdiction de la publicité, efficacité des appareils électriques, traque systématique de toutes les pertes et gaspillages...

C’est un choix politique, une décision nette et franche qui permettra d’arrêter la folie nucléaire et de répondre aux besoins réels en électricité exclusivement à partir d’énergies renouvelables.

C’est ce message qu’ont fait passer les 5000 manifestant-es anti-nucléaires le 1er octobre à Flamanville, dans l’unité. Et c’est dans l’unité, localement, que nous devons exiger l’arrêt du nucléaire et la fermeture de la centrale de Civaux au plus vite. Nos vies valent plus que leurs centrales !

Un peu d’humour avec un sketch des Inconnus sur les centrales nucléaires :


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