NPA 86

Notre élue Maryse Desbourdes au Conseil municipal du 29 mars 2010

samedi 3 avril 2010 par Maryse DESBOURDES

Liste citoyenne "Pour une Alternative à Gauche" soutenue par le NPA et les Alternatifs.

  • Le budget 2010 de la commune : impôts en hausse, investissements vers les entreprises privées
  • des gaspillages inacceptables (Centre de Conférence, espace Toumaï)
  • de grosses entorses à la laïcité
  • les ATSEM dans les écoles de la ville
  • un arrêté anti-expulsion ?
  • gymnase de Saint Eloi, centre de loisir du Bois de Saint Pierre

Budget 2010

En préambule, notre orientation : Nous sommes pour une société appuyée sur un impôt progressif où chacun contribue selon ses revenus pour assurer une redistribution égalitaire des richesses produites par tous au bénéfice des besoins sociaux du plus grand nombre. Mais nous sommes tout aussi opposés à l’injustice du mécanisme des impôts locaux qui ne tient aucun compte de l’évolution des revenus réels des ménages.

Nous condamnons sans réserve le désengagement continu de l’état. Les privatisations, suppressions d’emplois publics, bouclier fiscal et exonérations de cotisations sociales en faveur des plus riches, réduisent les recettes de l’état, accentuent les déficits publics. Pour les collectivités locales, ceci se traduit aussi par la baisse des dotations et les transferts de charge non compensés.

Cette orientation guide notre critique de gauche sur le budget municipal.

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Le budget 2010 ne prend pas comme référence l’inflation moyenne annuelle de l’année écoulée (2009), contrairement aux budgets 2008 et 2009. Pour cette fois, il se contentera de la prévision d’inflation gouvernementale pour établir les besoins en recettes, notamment les impôts locaux. C’est dommageable pour le pouvoir d’achat des Poitevins des classes populaires et moyennes, parce qu’avec une inflation moyenne de 0,1% en 2009, on peut ne pas augmenter le taux des impôts voire même le baisser un peu.

Rappelons que sur 2008, 2009 et 2010, l’augmentation cumulée des impôts locaux (bases + taux) aura atteint 9,8% soit 5,7% de plus que l’inflation moyenne de 4,1% (2008 =2.8%, 2009=0.1% et les 1,2% prévus par le gouvernement).

Les salaires et pensions de nos concitoyens des classes populaires et moyennes n’évoluent pas au rythme de l’inflation. Avec les pertes d’emploi, le chômage partiel, la précarité croissante, les déremboursements maladies, les franchises médicales et l’augmentation de cotisation des mutuelles, pour ne citer que ceux là, leurs revenus ont même baissé. On mesure donc, pour leur budget, les conséquences des augmentations de l’impôt local.

Ceci, nous l’avons exprimé déjà en 2009 puis lors des orientations budgétaires 2010. Il n’était pas besoin d’être expert en économie pour anticiper les effets de la crise.

Ce changement de référence budgétaire, mais aussi le changement de présentation, sont, en soi, tout à fait éclairants des choix politiques faits par la majorité municipale.

La politique « contra-cyclique », qui se caractérise par une augmentation permanente de l’épargne brute pour prioriser les investissements, aboutit à favoriser la trésorerie des entreprises privées ou mixtes au nom d’une très hypothétique sauvegarde de l’emploi. Nous ne savons même pas si la mairie formule quelques exigences sur la situation de l’emploi et des salaires des entreprises auxquelles elle confie les travaux.

Cette politique est forcément contradictoire avec celle d’une relance du pouvoir d’achat des salaires et pensions, la sauvegarde immédiate de l’emploi, la lutte contre l’explosion de la précarité et du chômage. Elle n’est pas en phase avec les revendications exprimées par le mouvement social et ses organisations syndicales en 2009 puis de nouveau le 23 mars.

Toutes celles et ceux qui déjà subissent le plus le poids des désengagements de l’état seront de nouveau pénalisés par les augmentations de l’impôt local, mais aussi l’augmentation de prix des services municipaux. Cette double, voire triple peine, sera accentuée par les augmentations votées par la CAP et le conseil général.

Car, nous avons bien lu que pour les produits de vente des services, la restauration scolaire augmentera de 10,8%, les centres de loisirs de 21,1%. Ces augmentations, qui sont un coût pour les familles, ne sont elles que la conséquence d’une fréquentation en hausse ?

Et il en va de même pour la facture d’eau, les transports Vitalis, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.....

Monsieur le Maire, Président de la CAP, peut on qualifier cet ensemble de politique de gauche ?

 Les investissements :

Lors des orientations budgétaires 2009, nous avions proposé, pour alléger la pression sur le budget de fonctionnement et ne pas augmenter les impôts locaux, de rééchelonner la dette sur une période plus longue, d’allonger la durée de remboursement des emprunts et de distinguer, dans les investissements, ceux nécessaires, d’autres n’ayant pas un caractère d’urgence absolue.

Nous avons souvenir de votre refus pour ne pas reporter la dette sur les générations futures. Nous constatons cependant que vous n’hésitez pas à recourir à l’emprunt supplémentaire pour acquérir les Feuillants et couvrir le programme d’investissement dit de « relance », le tout pour 16M€.

Cela se traduit par un budget serré en dépenses avec comme caractéristique : stabilité des dépenses pour l’intervention dans le social et la santé, l’enseignement et la formation, la culture et le personnel

Pas pour le poste « jeunesse et sport » : augmentation de 6,5%

Le gymnase de Saint Eloi a été construit essentiellement pour les besoins du Poitiers Basket. Cette spécialisation des espaces de pratique physique et leur réservation a de fait pénalisé les activités physiques des scolaires. Ce choix élitiste et inadapté s’est doublé de l’utilisation-aménagement des arènes puis redoublé des frais d’annulation des matchs puis s’est assorti d’un réaménagement de nouveau, hyper spécialisé pour le basket du Parc des Expositions. Nous ne pensons pas que la population poitevine approuverait massivement vos choix si elle était consultée dans le cadre d’un débat démocratique.

Pas pour le poste « location » : augmentation de 59.9%

Nous ne dirons rien ou presque du « gigantesque » succès de l’espace Toumaï et des coûts induits qui vont être supportés par nos concitoyens par la location de bureaux pour la Ville et fait augmenter le poste « location » de 59,9% pour un propriétaire privé

Et puis contre toute attente, alors qu’indirectement, l’achat des Feuillants par la ville, pour le donner gratuitement à l’état a financé le lycée privé d’ISAAC de L’étoile, la ville va verser 70 000 euros à la construction du centre de loisirs du Patronage Saint Joseph

Quelle politique pour la jeunesse dans cette ville ?

Nous notons l’absence de projets pour élargir l’offre d’accueil en crèches collectives alors que la ville s’enorgueillit de plus de 3800 naissances en 2009. Il nous semble que ce service répondrait aux besoins de la population. A ce sujet, nous souhaiterions connaître le nombre de demandes en listes d’attente et la durée moyenne d’attente pour accéder à ce mode de garde en général privilégié, à juste titre au plan éducatif, par les familles.

De toute évidence, ce budget ne répond pas aux besoins sociaux du plus grand nombre

Pour nous, Il est urgent de consacrer une grande part du budget, par exemple :

  • aux associations qui agissent contre la pauvreté, la précarité, pour l’aide aux sans papiers, aux sans abris, aux plus démunis
  • à l’emploi municipal plutôt qu’à « l’orientation principale de l’investissement concourant à la reprise économique »
  • à la mise en place de services municipaux peu onéreux pour les usagers, voire gratuits pour les personnes en difficulté sociale.

Pour toutes ces raisons, nous ne voterons pas ce budget et nous serons très vigilants sur les subventions que vous soumettrez au conseil en 2010.

Délibération n° 23

  Budget Locations immobilières et bases de loisirs

Ce budget marque une diminution programmée du centre de loisirs des Bois de Saint Pierre, suite à une étude : pourquoi et que dit-elle ? La ville doit se poser la question de sa jeunesse, de la naissance à l’université en lui permettant par des structures municipales de s’épanouir, de se cultiver de permettre à tous, quel que soit le revenu de trouver des réponses à leur besoin. Quel avenir pour le Bois de St Pierre ? C’est un désengagement de la Ville, alors qu’elle va financer la construction du centre de loisirs du patronage St Joseph. Quelles pour quelles raisons ?

Délibérations 26 et 27

 Participation centre de conférence

C’est un exemple de gâchis des fonds publics : mais que comptait faire la collectivité avec ce centre de conférence : du fric ?

Le centre de conférence financé par la CAP a coûté 4,2 millions d’euros, il s’adresse à une clientèle « haut de gamme »

Qu’est ce que nos impôts ont à faire dans une telle réalisation ? Un centre de conférence de luxe pour les « friqués » qui nous dit-on seraient « touchés » par la crise, indécente explication pour justifier le fiasco

La CAP, la Ville versent 500 000 euros pour combler le déficit de ce centre, les investisseurs privés peuvent mettre de l’argent sans problème dans les sociétés d’économie mixte de la CAP puisque les contribuables épongent les dettes provoquées par des erreurs stratégiques et des illusions économiques de la majorité des élus de la CAP, c’est un cadeau au privé. 2 salariés sont licenciés pour assainir les comptes !

Nous proposons la municipalisation totale de cette salle avec un changement complet de ses missions, Un centre de conférence pour les associations, la vie militante, l’éducation, pour remplacer ou compléter l’utilisation de la maison du peuple par exemple qui risque de nous tomber sur la tête, mais c’est pas grave, c’est le peuple !

Délibérations 56 et 57

 Participation de la ville de Poitiers aux dépenses de fonctionnement des écoles privées sous contrat d’association-2010

Prestations sociales en faveur des élèves de l’enseignement privé du premier degré

Pas de financement public pour l’école privée :

L’école publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d’un monde en crise. C’est elle et elle seule, qui permet de garantir la cohésion sociale. Elle est aujourd’hui menacée par des choix politiques qui favorisent le privé et encouragent le consumérisme éducatif. Elle n’est plus une priorité pour l’état et de nombreuses décisions ministérielles le montrent :

  • Suppressions de dizaines de milliers d’emplois
  • Aides publiques concédées aux établissements privés (à 95% Catholiques) qui n’ont jamais été aussi élevées : il s’agit de 7 milliards d’euros octroyés chaque année par l’état, auxquels viennent s’ajouter les participations obligatoires versées par les collectivités locales
  • La loi Carle qui amplifie le financement de la concurrence au service public et conforte la logique de marché scolaire.

Défendre le service public d’éducation, c’est défendre la laïcité issue de la loi de 1905 et son article 2 «  La république ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte  »

Ne pas accompagner les politiques de la droite c’est mener la bagarre qui n’est pas finie pour l’école publique.

La mobilisation initiée par le collectif « pas de bébés à la consigne » doit s’amplifier, pour le retrait du nouveau décret sur l’accueil collectif.

Nous ne voulons pas de jardins d’éveil mais des écoles avec des professionnels qui accueillent nos enfants dés 2 ans, il faut exiger des modes d’accueil et une scolarisation des jeunes enfants de qualité

Quelle réponse de la municipalité de gauche aux parents, aux personnels ?

On le sait c’est en se mobilisant que l’on peut au moins faire connaître le problème dans l’opinion

Aucune bataille collective n’est perdue d’avance, mais il faut la mener, et les municipalités de gauche pourraient faire bloc contre cette réforme.

En marge des délibérations,

 sur les ATSEM dans les écoles primaires et maternelles :

Nous avons demandé des précisons sur le changement des remplacements des ATSEM, il semble que depuis le mois de mars, les ATSEM ne sont plus remplacés au bout de 2 jours d’absence et pendant les formations et cela sans concertation.

Réponse « gênée » : oui, les ATSEM sont remplacées au bout de 3 jours d’absence. Explications : il y a des problèmes avec les remplaçants et Poitiers est de toute façon une ville bien pourvue en ATSEM

 Prendre un arrêté anti expulsion

La CNL (Confédération de Logement) a fait un courrier au maire de Poitiers pour lui demander de prendre un arrêté anti expulsion à partir du 15 mars date à laquelle la trêve hivernale se termine. Réponse : un arrêté municipal contre les expulsions n’est pas légal, en cas d’expulsion, la mairie est alertée et fait tout pour reloger les gens expulsés. Commentaire : il n’y a eu aucune autre intervention, ni PCF, ni VERTS il y a eu en région parisienne, plusieurs maires du 93 qui sont allés en préfecture porter leur arrêté qui a eu un effet médiatique, CLAEYS et sa majorité préfèrent vivre "cachés" et ne surtout pas "importuner" le préfet TOMASINI, avec qui ils sont en bon terme !


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