NPA 86

Conseil municipal de Poitiers : interventions de notre élue.

mercredi 29 septembre 2010 par Maryse DESBOURDES

Conseil municipal de Poitiers du 27 septembre 2010

Les interventions de Maryse DESBOURDES, Pour une Alternative à Gauche (PAG), soutenue par le NPA et les Alternatifs


 Argent public et études diverses

Dans le compte rendu des délégations de pouvoir accordées au maire, nous notons :

- une étude de perception de l’image de POITIERS et de son agglomération pour un montant de 22 724, 91 euros (IFOP)

et une autre intitulée Etude sur la taxe d’habitation perçue par la commune de POITIERS visant à proposer des changements de la politique d’abattement pour un montant de 9100,00 euros (FCL).

Nous notons :

  • qu’il y a beaucoup d’études réalisées, celle concernant l’étude de l’image de la ville et de l’agglo, nous parait complètement inutile, car elle ne concerne pas les habitants et la réponse à leurs besoins, elle est très coûteuse.

Celle sur la taxe d’habitation et la politique d’abattement ne pouvait-elle pas être réalisée en interne par le personnel compétent de la collectivité ? Monsieur le maire quand vous annoncez un budget de rigueur pour 2011 pour la ville il serait peut- être judicieux de ne pas dépenser l’argent public inutilement.

  De la « CAP » à « Grand Poitiers »

Délibération n° 2 . Modification officielle de la Communauté d’Agglomération de POITIERS en « Grand Poitiers »

Il est demandé aux communes de « Grand POITIERS » de se prononcer sur la modification de la dénomination officielle votée lors de la CAP du 12 juillet 2010. Que feriez-vous si les communes votaient défavorablement ?

En tout cas, si les habitants de « Grand Poitiers » étaient consultés, nous ne sommes pas certains qu’ils seraient enthousiasmés, cela fait partie des décisions que vous prenez à huit clos, qui ne changeront rien à la vie quotidienne des habitants mais qui ont un coût, que nous sommes désireux de connaître ainsi que les habitants

 financement des Collectivités territoriales

Délibération n° 10 . Adhésion et désignation d’un représentant à « l’association d’études pour l’Agence de financement des collectivités locales ».

Montant 5000 euros.

Après le renflouement des banques par l’état, celles-ci continuent de faire des profits, comme si rien n’avait existé de la crise financière qui a touché et touche encore les populations par des plans de licenciements et une politique de casse des services publics, attaques contre les acquis, retraites, sécurité sociale, baisse du pouvoir d’achat

Certaines communes, dans le but de dégager des marges de manœuvre financière, ont acceptés les prêts structurés proposés par les banques et ont joué gros sur leur dette

Les politiques de gauche et de droite ont successivement privatisées les banques et ce sont ces politiques libérales qui sont responsable des dérives des banques.

Le sauvetage de Dexia, principal financeur des collectivités françaises, a coûté la bagatelle de 6,4 milliards d’euros aux Etats belge, français et luxembourgeois.

Les banques ont été sauvées pour que tout continue comme avant :

Donner toujours plus aux actionnaires au détriment, des collectivités locales avec des conséquences pour les habitants.

Il faut mettre un terme à cette logique spéculative du capitalisme, exiger que les collectivités locales et les établissements publics bénéficient de financements sans risque à taux préférentiels.

L’exigence c’est un grand service public bancaire au service des citoyens, des collectivités locales, des entreprises, pas de créer une agence de financement des collectivités locales, ce qui revient à créer une banque

  Politique d’abattement

Délibération N° 12

Vous déclarez, Monsieur le Maire que vous maintiendrez les taux d’abattement jusqu’à la fin de cette mandature

Dont acte

Les impôts locaux sont injustes car non basés sur les revenus, la valeur locative est calculée sur les conditions du marché locatif de 1970 et depuis aucun gouvernement n’a fait une campagne de révision foncière, qu’elle aurait amené à augmenter les impôts locaux de contribuables jusqu’ici favorisés (habitants et propriétaires du parc privé, des immeubles anciens des centres ville) alors que les habitants d’HLM et de propriétés récentes ou des quartiers périphériques sont surimposés

Nous ne sommes pas contre les impôts mais à condition qu’ils soient basés sur les revenus, tous les revenus

Mais ce qui nous importe ici c’est l’utilisation des impôts, les choix politiques qui sont faits, pour répondre aux besoins des habitants, surtout en période de crise ou pour des investissements importants pas indispensable faits par la ville de Poitiers

 Centre de Conférences

Délibération N° 15. rapport des administrateurs du Centre de Conférences, exercice 2009

Nous n’approuveront pas le rapport des administrateurs représentants la ville de POITIERS au sein de la SEM Centre de Conférences de Poitiers et nous ne donnerons pas quitus pour leur gestion 2009

Ce centre a coûté 4,5 millions d’euros à la CAP, donc aux contribuables En 2010, la CAP, la Ville ont versé 500 000 euros pour éponger la dette, au mieux il est annoncé un excédent de 40 000 euros en 2012, mais il écrit : le pari est incertain !!!!

En fait c’est implicitement reconnaître que ce Centre de Conférence est un gâchis des fonds publics.

Il y a beaucoup de problèmes techniques importants dans le bâtiment tels que le chauffage, la climatisation, des infiltrations…. C’est la SEP qui a réalisée ce bâtiment et elle a avec la SEM des intérêts par une convention de management qui lui rapporte 30 000 euros

Nous nous interrogeons sur ces liens entre la SEP, la Ville, la CAP pour gérer ce centre de conférences ?

 Enfance Jeunesse

Délibération 16 : signature de l’avenant n° 1 au contrat Enfance Jeunesse

Vous nous dites qu’il a désengagement de l’état, que vous avez choisi la solution la plus favorable et que pour faire face à ces désengagements il faudra faire des efforts de gestion

Nous sommes d’accord, il y a désengagement de l’état, mais pourquoi vous n’expliquez pas à la population ce que représente ce désengagement concrètement.

Il faut dénoncer ce désengagement et le combattre, organiser des mobilisations à Poitiers et dans les autres villes qui subissent aussi ces désengagements.

 « Contrat d’objectifs » pour les Maisons de quartier

Délibérations 35 : Conventions pluriannuelles d’objectifs pour les maisons de quartier

Ces conventions s’inscrivent dans le cadre de la politique de révision générale des politiques publiques du gouvernement qui n’a pas pour finalité que d’instaurer les mesures d’austérité dans la fonction publique et de la LOLF loi organique relative aux lois de finance qui instaure une logique de performance de la gestion publique donc sans aucun rapport avec une logique de réponses aux besoins

Les maisons de quartier sont en prise directe avec la population, en période de crise les besoins vont s’intensifier.

Prévoir une diminution de 5% du fonctionnement, tourne le dos à une politique de réponse sociale nécessaire

Diminuer le fonctionnement de 5%, ce sont les gens qui vont souffrir un peu plus. Il faut une autre politique de gauche


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