NPA 86

Conseil Communautaire de Grand Poitiers du vendredi 22 octobre

mardi 2 novembre 2010 par Maryse DESBOURDES

Commentaires et interventions de Maryse DESBOURDES, « Pour une Alternative à Gauche », liste citoyenne soutenue par le NPA86 et les Alternatifs






 Les salariés de VITALIS (CFDT et SUD) interpellent les élus.

Trois salariés de Vitalis (de SUD et de la CFDT) étaient présents au Conseil municipal avec leurs badges et leur tract de revendications de fin de conflit.

A.Claeys est intervenu sur Vitalis en indiquant qu’il avait reçu la CGT et la CFDT sur le sujet, il a donné sa position sur les retraites. Il est en faveur d’un départ possible à 60 ans mais en augmentant le nombre d’annuités . Il a indiqué qu’il y aurait 3 conducteurs de recrutés rapidement. Les autres emplois demandés seraient examinés dans le cadre du budget 2011. Il a déclaré qu’il n’avait pas le pouvoir d’intervenir au niveau de la branche pour demander la retraite progressive.

Ensuite le délégué CFDT a pris la parole pour expliquer la situation à Vitalis.

Maryse a pris la parole (cf déclaration ci-dessous). A. Claeys n’a pas répondu du tout à son intervention. C Fraysse pour les Verts est intervenue et A. Claeys lui a répondu de façon très agressive et hautaine.

A gauche, le PCF n’a rien dit, pas plus que les élus du Parti de Gauche et du PS.

La déclaration de Maryse DESBOURDES, « Pour une Alternative à Gauche », liste citoyenne soutenue par le NPA et les Alternatifs :

Pour nous il est impossible de dissocier la politique de déplacement dans Grand Poitiers et la gestion de la Régie des transports poitevins VITALIS par les élus :

En effet pour réaliser une politique ambitieuse de développement du transport public, il faut donner à VITALIS les moyens de cette politique.

J’insiste particulièrement sur les moyens humains et sur le malaise social qui règne dans cette entreprise, que les élus ne peuvent ignorer cela a forcement des conséquences sur la qualité et la sécurité.

Dans le cadre du conflit contre le projet de retraite imposé par Sarkozy, les salariés de VITALIS avec leurs organisations syndicales posent un certain nombre de revendications, entre autres :

  • une demande de retraite progressive dès 55 ans,
  • l’embauche de 2 mécanos, 3 conducteurs et 2 agents de maîtrise à minima.

La politique, M Claeys, se fait à tous les niveaux, à l’Assemblée mais aussi dans les collectivités. Je vous demande donc de donner mandat au directeur de VITALIS de faire un courrier pour la retraite progressive demandée par les salariés adressée à la branche patronale. Cela les élus peuvent le faire.

M Claeys, vous ne pouvez pas faire comme Sarkozy dont vous dénoncez l’attitude par ailleurs vis-à-vis des revendications des salariés.

Vous ne pouvez pas défendre la retraite à 60 ans au parlement et dans la rue et refuser de mettre en place la retraite progressive demandée par les salariés à VITALIS, le combat se mène à tous les niveaux et doit continuer. Ce n’est pas aux salariés de payer la crise, ce projet est injuste et nous demandons le retrait du projet et nous continuons le combat.

 Délibération Transports

Au sujet des transports, A. Claeys avait préparé sa réponse à notre intervention. Il avait les chiffres de villes qui ont mis en place les transports gratuits (Chateauroux, Libourne) mais il est resté muet sur la communauté de commune d’Aubagne alors que Maryse avait lourdement insisté sur cet exemple concret (cf la déclaration ci-dessous)).

Il a redit que la gratuité n’était pas égalitaire, Maryse lui a répondu alors que l’école publique gratuite non plus (« pas pareil » a t-il dit) ou que les tarifs ne sont pas fait en fonction des revenus ce qui n’est pas égalitaire non plus. Ensuite il a sorti l’argument de "je n’ai pas les moyens financiers de le faire. Maryse lui a rappelé la gabegie du Centre de conférence etc

Intervention de de Maryse DESBOURDES, « Pour une Alternative à Gauche », liste citoyenne soutenue par le NPA et les Alternatifs :

Il existe une volonté réelle de Grand Poitiers pour diminuer le trafic des voitures individuelles par l’utilisation des parkings, quelques changements des horaires de bus pour relier plus rapidement fac, Futuroscope et Centre ville, un petit nombre de couloirs réservés au bus et le projet qui avance de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) autour duquel sera structuré le réseau de transport en commun.

Mais tout cela manque de vision d’ensemble et d’ambition et, hormis le BHNS, peut être qualifié de demi-mesure.

Grand Poitiers, depuis bien de nombreuses années, cherche à rendre plus difficile l’utilisation de la voiture individuelle au Centre. Dans la réalité Coeur d’agglo n’a pas diminué l’utilisation de la voiture mais a reporté le trafic vers la périphérie (boulevards extérieurs, rocades).

Pour notre part nous pensons qu’il faut offrir une alternative crédible à la voiture, en terme de rapidité, régularité, coût individuel et bilan carbone. Pour se donner l’objectif de résorber les bouchons aux heures d’embauche et de fin du travail, en ville comme en périphérie, nous proposons que soient étudiés les transports gratuits bien au-delà de la première ceinture du « plateau ».

Nous demandons également que soient mis autour d’une même table toutes les Collectivité territoriales ainsi que les acteurs du secteur. Il s’agit de sortir de la politique à courte vue du marchandage entre Collectivités Territoriales et d’engager une vraie politique d’aménagement du territoire cohérente, en complémentarité entre les territoires (agglo, département, région) et les moyens de transports (train, vélo, bus...) et concertée vers des transports en commun gratuits alternatifs à l’usage de la voiture individuelle.

La lutte contre les changements climatiques ne concerne pas que les individus. Les collectivités locales doivent aussi prendre en compte l’urgence écologique. Pour cela développer des transports collectifs :

  • gratuits pour augmenter radicalement le nombre des usagers,
  • plus rapides et confortables que la voiture par des fréquences de passage importantes, par des couloirs réservés, par des combinaisons entre trains, bus, navettes ...
  • offrant des dessertes très denses : entre le lieu de travail et le domicile mais aussi entre quartiers et entre communes,
  • assurés par des Services publics : maîtrise publique (par les élus, les usagers et les salariés), continuité, sécurité. Nous devons faire l’effort de raisonner globalement. Ces transports en commun gratuits doivent être financés par les collectivités territoriales, l’Etat, l’Europe mais aussi les entreprises.

En conclusion, l’opération Coeur d’agglo coûte et va coûter beaucoup aux poitevins. Il rapporte déjà beaucoup à d’autres, notamment les entreprises du BTP.

Mais nous craignons que ce rêve à court terme, sans envergure ni réalisme ne se termine comme le quartier de la gare qui ne verra plus passer les trains, ou le Centre de Conférence de ce même quartier qui ne voit pas venir le public chic qu’il est censé accueillir.

A l’inverse, nous proposons une vision ambitieuse et globale de l’agglomération, qui rapporte plus en terme de service à ses habitants. Il s’agit, là encore, de faire d’autres choix budgétaires sans augmenter les impôts.

Une enquête vient de sortir sur la mise en place concrète des transports en commun gratuits dans la communauté de communes d’Aubagne (101.00 habitants) (Grand POITIERS 137 685 habitants). tenue par la gauche. Il ressort de ce document que :

  • La fréquentation a augmenté de 71%,
  • parmi les usagers d’avant, 52% utilisent plus souvent le bus,
  • 2 usagers sur 10 sont de nouveaux usagers,
  • Ces nouveaux usagers sont majoritairement des femmes et des jeunes et une part non négligeable d’actifs,
  • les motifs de transport déclenchés par la gratuité sont à 44% pour le travail et les études et 31% pour les loisirs,
  • l’effet de la gratuité est identique sur toute les communes,
  • 43% des trajets déclenchés par la gratuité sont le fait de personnes pouvant choisir un moyen de transport personnel,
  • la proportion des transports polluants évités grâce à la gratuité est de 63%.

En conclusion, la gratuité a attiré de nouveaux usagers et déclenché de nouveaux trajets en bus, pour les anciens comme pour les nouveaux usagers. La gratuité a créé de la mobilité, bénéficié très fortement aux jeunes, conquis des automobilistes et entraîné une modification des comportements de déplacement qui a ainsi évité des déplacements polluants. Le taux de satisfaction des usagers est très élevé.

Les élus d’Aubagne eux affirment que « la gratuité en favorisant la mobilité est un facteur de développement économique, social et culturel, un facteur de stimulation des activités marchandes et non marchandes et finalement, un facteur d’enrichissement »

Nous vous invitons à lire cette enquête sur le site Internet d’Aubagne http://www.agglo-paysdaubagne.com/

Nous réclamons que Grand Poitiers s’engage dans les transports en commun gratuits.

Cela ne coûterait que 5 millions, bien plus justifiés que le Centre de Conférence (500.00 euros), l’achat des Feuillants (3,5 millions d’euros), les subventions à Ryanair (10 millions d’euros en 10 ans) ou l’inutile LGV Poitiers Limoges (19 millions d’euros sur plusieurs années) ainsi que celle de la LGV POITIERS LIMOGES. Une réorientation radicale de la politique de transports sur Grand Poitiers reste une urgence sociale et écologique.

Délibération 11 :

  Reprise des abattements de taxe d’habitation antérieurement votés par le conseil général

A compter de 2011 Grand Poitiers percevra l’intégralité de la part de la taxe d’habitation perçue jusqu’en 2010 par le département.

Cette délibération est le résultat de la réforme des collectivités locales qui a comme conséquences de soumettre encore plus les régions, les départements, les communes à la logique libérale, alors même que la suppression de la taxe professionnelle accroît leurs difficultés et leur dépendance vis-à-vis de l’état puisqu’il peut décider à tout moment de réduire ou geler les subventions qu’il s’est engagé à verser en compensation. Cela va se répercuter sur les emplois territoriaux, leur précarité et sur les budgets sociaux déjà largement remis en cause et bien des associations qui ont été déléguées de compétences essentielles (domaine social, handicap, aide à l’enfance, insertion, domaine culturel) sont aujourd’hui obligées d’entreprendre de vraies chasses aux subventions, de licencier, voir de mettre la clé sous la porte.

Tout est fait pour amplifier la pression sur les élus locaux a qui l’état fait porter de plus en plus de responsabilités jusqu’à l’insécurité dans les villes.

Depuis les politiques de décentralisation des années 1982 qui se sont toutes inscrites dans la volonté de l’état de se décharger d’une part croissante de ses dépenses, cette soi disant décentralisation a obéi a des objectifs contraires aux intérêts de la population. Elle a augmenté la pression sur les collectivités locales en transférant pouvoirs et responsabilités sans les financements correspondants, elle les a mises en concurrence pour attirer les entreprises qui ont empochés des fonds publics sans contrepartie.

Tout cela donne le système que nous connaissons aujourd’hui : des collectivités territoriales qui s’empilent et se superposent, ayant chacune ses attributions, sa fiscalité, ses financements, ses rivalités mais toutes dépendantes de l’état et obéissant toutes à une même logique politique libérale.

Pour notre part, de notre point de vue nous défendons une décentralisation nécessaire à la population, celle ou elle pourrait assurer le plus grand contrôle possible sur l’ensemble des décisions concernant la vie économique et sociale pour lui permettre de peser réellement et participer aux choix budgétaires et fiscaux.

Tout en combattant la réforme des collectivités territoriales, nous revendiquons la mise en place d’une véritable démocratie pour un véritable partage des richesses pour la population.

L’impôt local est injuste car non basé sur le revenu des habitants,
nous demandons une réforme de la fiscalité locale
.


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