NPA 86

Répression anti-syndicale à l’encontre de Gilles et par là-même de Solidaires 86, suite à une action appelée par l’intersyndicale 86

lundi 15 novembre 2010 par redac-npa86

Rassemblement devant la Préfecture de Poitiers
Jeudi 18 novembre à 17h30


Solidaires 86 a invité les organisations syndicales de l’intersyndicale 86, à s’associer à cette initiative. A ce jour, l’UD CGT nous a répondu en avoir informé ses syndicats et les avoir appelé au rassemblement du 18 novembre 2010.

Solidaires 86 demande une audience auprès du Préfet à l’occasion de ce rassemblement.

Ci-joint le communiqué de presse Solidaires envoyé ce jour à Centre Presse/La NR Ci-dessous le rappel des faits suite à une action appelée part l’intersyndicale

Nous comptons sur la solidarité du plus grand nombre ! Soyons nombreuses et nombreux jeudi 18 nov devant la Pref. !!!

Pour Solidaires 86 Benoit Sauvage





Rappel des faits

 Premier acte : action intersyndicale "zone commerciale morte"

le mardi 26 octobre a eu lieu une action décidée en intersyndicale interpro de la Vienne qui consistait à une opération "zone commerciale morte". Tous les syndicats étaient signataires de l’appel et ne se sont retrouvés que CFTC, CGT, FSU et Solidaires au point de ralliement. Après avoir décidé collectivement des modalités de l’opération - ralentissement de l’accès à la zone commerciale "Auchan" sur deux ronds-points - nous avons rejoint deux ronds-points, le premier au sud "organisé" par CGT/FSU - dont le camion CGT , le second au nord ;-) par Solidaires 86 - CFTC, 1 voiture-sono d’un particulier (la mienne, mise à disposition du syndicat) + une voiture customisé aux couleurs de la CFTC + qq véhicules de militants. Nous étions 130 manifestants, répartis sur les deux ronds-points en 80 + 50. Cette opération a ralenti la circulation et nous avons diffusé le tract intersyndical (l’axe de circulation Poitiers/Angoulême n’était pas obstrué, "entravée, les manifestants se plaçant sur seules les 2 vois accès zone commerciale, avec les véhicules "syndicaux").

Suite aux sommations d’usage, les véhicules ont circulé, en tournant autour du rond point à vitesse réduite ( il y avait difficulté à circuler autrement). Après quelques temps... la CGT/FSU nous ont rejoint en cortège sur l’axe Angoulême/Poitiers et nous avons levé le camp jusqu’au point de départ où les véhicules des manifestants étaient stationnés . Avons fait un bilan.

 Deuxième acte : "invitation à une audition"

Un militant de SUD Education / Solidaires 86 - Gilles Frapper, conducteur et propriétaire de la voiture-sono de Solidaires - a été informé par courrier en date du 20 novembre et posté le 27 nov. d’une "invitation" au commissariat de Police de Poitiers au motif d’une "audition" pour le 8 novembre. Pas d’heure, pas de motif.

 Troisième acte : et un procureur saisi...

  • a) Gilles a eu une amende de 22 € + retrait de 2 points pour avoir utilisé son tél lors d’une action de "ralentissement de l’éconmie" sur la zone commerciale Géant-Casino de Poitiers (il roulait à 5-10 km/h avec le véhicule-sono de Solidaires et se coordonnait avec un autre militant...opération à l’initiative de Solidaires 86 uniquement). Suite à cette première audition, l’agent de police l’a transféré dans un second bureau pour une ...seconde déposition.
  • b) l’agent de police voulait l’entendre pour "entrave à la circulation avec mon véhicule personnel" d’une bretelle d’accès d’une zone commerciale de Poitiers (mardi 26 nov.) . Il lui a fait comprendre au préalable qu’il y avait le fonctionnaire de Police et le citoyen avec certaines valeurs, qu’il avait fait ses études à la fac de droit de Poitiers, au lycée V. Hugo blablabla... Gilles n’a pas nié sa présence - filmée France3, photographiée,etc - dans le cadre d’une action syndicale décidée par l’intersyndicale 86. Déposition reçue, corrigée 2 fois => il m’a informé des peines encourues (art L 412-1, L 224-12, L 224-13) 2 ans de prison, 4 500 € d’amende, 6 points de retrait au max ... si et seulement si le Procureur de la République informé donnera suite = instruction du dossier (citation directe ou information ouverte ou mesures alternatives) ou ne pas donner suite (classement sans suite)... sur la plainte de cet officier de police "entrave à la circulation". donc, affaire en cours.

Bien sûr, Gilles n’était pas le seul en voiture sur ces deux actions dont la seconde était à l’appel de l’intersyndicale interpro de la Vienne mais le hasard fait qu’il a été le seul "inculpé"...

Étonnant non ? Pouvons-nous parler de "répression syndicale" ciblée ?


Documents joints

15 novembre 2010
Document : PDF
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