NPA 86

Greenpeace rhabille les agences BNP de Poitiers !

dimanche 12 décembre 2010 par redac-npa86



Poitiers, 12 décembre 2010 – pendant la nuit, les agences BNP de Poitiers ont été rhabillées par les militants de Greenpeace de visuels qui font rêver... et qui dénoncent les investissements radioactifs de la BNP, championne du monde du nucléaire.

Nucléaire : Le Brésil et l’Inde, destinations de rêve... pour les réacteurs dangereux financés par la BNP

Jaitapur en Inde : construire des EPR sur une zone sismique, du jamais vu !

Un accord cadre a été signé lundi pour la construction de 2 EPR à Jaitapur. Cette région est traversée par trois failles tectoniques.

Entre 1990 et 2000, pas moins de 3 séismes se sont produits dans la région, tous d’une magnitude supérieure à 5 sur l’échelle de Richter. La zone de Jaitapur peut, selon la classification indienne officielle, être touchée par des séismes atteignant une magnitude de 7 sur l’échelle de Richter. Aucun réacteur nucléaire dans le monde n’a encore résisté à un séisme d’une telle ampleur.

« Rappelons que Jaitapur n’est qu’un exemple de ces projets radioactifs risqués financés par la BNP. Au Brésil, la banque réfléchit au financement d’un réacteur pré-Tchernobyl situé à Angra, à 150 km de Rio, souligne Sophia Majnoni d’Intignano, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace.

La BNP, chef de file du financement de ce projet Suite à une action réalisée le 6 décembre (http://bit.ly/e7UGQs) devant le siège de la BNP à Paris et dénonçant la participation de la banque au financement du projet de Jaitapur, Greenpeace a été reçue par ses dirigeants, qui ont fini par confirmer que la BNP sera bien la « banque arrangeuse » sur ce projet. C’est donc elle qui organisera la participation de divers établissements bancaires au prêt de plusieurs milliards d’euros qui couvrira 70 % du coût total de la transaction. Or la BNP, première banque au monde à financer le nucléaire avec plus de 13,5 milliards d’euros investis entre 2000 et 2009, agit aujourd’hui à l’aveugle. Comme elle n’a pas à assumer le risque financier, puisque c’est l’Etat qui garantit le remboursement, la banque n’analyse pas pour le moment les risques industriels liés au projet.

Le secret bancaire brandi pour maintenir les clients dans l’ignorance Sur les montants investis dans ces projets, silence radio : BNP invoque le secret bancaire, qui ne peut être levé qu’avec l’accord du client. Sur les aspects liés à la sûreté, la BNP se veut rassurante, et affirme travailler sur une politique de régulation de ses investissements radioactifs, qui comprendrait notamment des études indépendantes sur les risques. Mais là encore le secret bancaire a bon dos : impossible de connaître le contenu de ces études. Ses clients devront-ils se contenter de la parole de leur banquier quant à l’impact des projets financés avec leur argent ?

« La BNP se dit responsable, elle ne doit donc pas s’impliquer dans ces projets dangereux. » explique Damien Ladiré, coordinateur de Greenpeace Poitiers. « De même, si elle veut paraître un minimum crédible, la BNP doit informer ses clients sur l’usage qu’elle fait de leur argent. Interpellez là sur www.ouvavotreargent.com

Greenpeace Poitiers : Damien Ladiré


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