NPA 86

Conseil municipal de Poitiers du 25 juin 2012

vendredi 29 juin 2012 par Maryse DESBOURDES

Interventions de Maryse Desbourdes, élue “ Pour une Alternative à Gauche” (PAG), liste citoyenne soutenue par le NPA et les Alternatifs

 Subvention à « Poitiers Élégance Automobile »

(délibération 2) Subvention exceptionnelle à l’association « Poitiers Élégance Automobile »

“Outre la demande de subvention de 1 500 €, la Ville de Poitiers a été sollicitée, dans le cadre du rallye des 23 et 24 juin prochain, pour la mise à disposition du parc de Blossac ainsi que pour le prêt de matériel. En 2011, l’intervention des services techniques pour la même manifestation avait représenté un coût valorisé à hauteur de 1 405,33 €.

Cette subvention n’est pas exceptionnelle, et il y a contradiction a faire un centre ville sans voiture et a y autoriser une manifestation automobile dans le parc de Blossac”

 Émission obligataire groupée à hauteur de 5 000 000 euros

(Délibération 12) Participation de la Ville de Poitiers à une émission obligataire groupée à hauteur de 5 000 000 afin de couvrir le besoin d’emprunts

“Ce que vous proposez est une décision dans un contexte de crise qui s’étend à tous les pays de l’Europe et ou les solutions proposées sont invariablement les mêmes des plans de rigueur pour les populations et des cadeaux aux plus riches.

Mais rien ne se fera contre les peuples, car la crise n’est pas de leur responsabilité. les grecs le disent (extrait de la Déclaration d’Alexis Tsipras, leader de Syriza) :

 « Dans tous les cas, nous sommes clair sur le fait que les mesures d’austérité et de liquidation du secteur public ne peuvent continuer car ils n’ont pas de soutien populaire. Notre peuple a dénoncé par deux fois le "sauvetage" en un mois et demi.
Tous les partis ont reconnu que le mémorandum est un plan économique non viable.
Le rejet du "sauvetage" a été clairement refusé à plusieurs reprises par le peuple.
Le gouvernement qui se formera autour de Nouvelle Démocratie devra prendre clairement en compte que les questions importantes ne peuvent être réglées sans écouter le peuple comme l’ont fait les gouvernements précédents.
Il ne pourra continuer une politique qui va complètement contre la volonté populaire. Le temps nous donnera raison.
Notre proposition de refuser les conditions des sauvetages par l’austérité en Europe est la seule solution possible, non seulement pour les grecs, mais aussi pour le reste des peuples européens. Il s’agit en réalité de l’unique voie possible pour l’Europe. »

Depuis 100 jours nous avons un nouveau gouvernement, avec une majorité dans toutes les institutions, F Hollande a dit sa volonté de renégocier le traité pour la stabilité qui, s’il était appliqué, rendrait irréversibles les politiques d’austérité.

Les marchés financiers, les banques soutenus par la BCE continueraient à imposer leur loi aux gouvernements.

En France, nous pouvons imposer un débat public, pour donner la parole au peuple et entraîner les autres pays européens dans cette voie en convoquant

un référendum sur le pacte budgétaire

et c’est le sens de la lettre adressée à F Hollande par ATTAC et signée par des partis politiques, des syndicats, des personnalités.

Des municipalités ( Angoulême) livrent bataille contre les banques et les marchés financiers, c’est courageux, mais il faut que le gouvernement impose une autre politique pour que les collectivités se sortent de cette panade qui a des conséquences pour les habitants les salariés et les investissements . Pas question de payer les dettes illégitimes Une des principales banque, la banque DEXIA responsable des emprunts toxiques aux collectivités , renflouée par les états a toujours pignon sur rue, et sur son site internet on peut y lire dans son communiqué daté du 11 juin 2012 à propos de l’avis de la chambre régionale des comptes Auvergne Rhone Alpes pour la commune de Sassenage :
« En tout état de cause, la position adoptée par la commune de Sassenage présente de sérieux risques. D’une part, le non-paiement des intérêts contractuels par la commune l’expose au paiement d’intérêt de retard, ce qui alourdirait les charges supportées par ses contribuables. D’autre part, en laissant croire que les collectivités locales françaises pourraient unilatéralement ne pas rembourser les intérêts de leurs emprunts, les pratiques mises en œuvre par la commune de Sassenage menacent de couper l’ensemble du secteur public local français du crédit bancaire comme de tout financement obligataire. »

Sassenage a décidé de ne plus s’acquitter de ses intérêts d’emprunt sur un contrat « Tofix », qui sont passés de 170 000 euros à plus de 600 000 de 2010 à 2011. La chambre régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes estime qu’il n’y a pas lieu de la mettre en demeure d’inscrire cette somme à son budget.
« Cela signifie que l’Etat semble considérer qu’il ne lui revient pas d’exiger cette somme mais ne préjuge en rien de ce que sera la décision de la justice sur le fond », indique Michel Klopfer, consultant. Ce que confirme Me Hélène Feron-Poloni, conseil de la ville. « Cet avis de la CRC autorise la ville à ne pas payer ses intérêts tant que le juge civil ne se sera pas prononcé sur le fond de l’affaire », indique l’avocate du cabinet parisien Lecoq Vallon & Associés.

Pour les collectivités il est urgent d’exiger :

  • De ne pas payer les dettes illégitimes
  • la création d’un service public bancaire
  • d’emprunter aux même taux que celui accordé aux banques par la BCE

Mon commentaire :
Réponse du député maire, A. Claeys : " il n’y aura pas de référendum, juste un débat au parlement". Pas de réponse sur une banque publique.

  Subvention au TAP Scène nationale

(délibération 26)

« Dans cette délibération :

  • subvention exceptionnelle de 20 000 euros destinée à apporter un soutien au développement de l’activité art et essai menée dans trois salles au lieu d’une actuellement
  • afin de contribuer financièrement à l’aménagement et l’accessibilité du site, une subvention exceptionnelle de 140 000 euros

Nous disons encore une fois notre opposition à votre décision de vouloir mélanger dans un même lieu cinéma commercial et cinéma d’arts et essais

C’est une aberration

  • vous avez décidé pour le TAP Cinéma la location de 3 salles à CGR : 180 000 euros annuels
  • vous avez décidé que TAP Cinéma va payer avec des fonds public un loyer à un privé CGR
  • vous avez décidé que les travaux au Castille seront financés par le fonds de soutien CNC détenu par la Ville de Poitiers, encore des fonds publics au privé

Est ce que les 140 000 euros sont financés par le fond de soutien attribué par le centre national de la cinématographie ?

Sur le personnel, la décision a eu un effet négatif et 4 d’entre eux sont partis du fait du malaise crée par l’entrée dans le Castille

Et puis au final, puisque le TAP cinéma quitte le théâtre, vous avez décidé de vendre le Théâtre, info que nous avons apprise lors de l’assemblée générale de Poitiers Jeunes.

Est ce cela votre consultation des poitevins que vous aviez annoncé ?

Il est vrai qu’annoncer la vente avant les élections risquait d’être impopulaire, car le Théâtre, les poitevins y sont attachés et ils ont raison car ce lieu leur appartient.

Nous sommes contre la vente du théâtre, ce n’est pas une bonne décision.

Ce lieu doit rester un lieu de vie , pour Poitiers Jeunes ou autres associations, un lieu de vie car Cœur d’Agglo vide le centre-ville de la jeunesse, des habitants et ou seuls les commerçants sont entendus.

Nous sommes impatient de connaître vos raisons ?

Mon commentaire :
Il y a eu plusieurs interventions sur "Poitiers Jeunes", le Théâtre, mais pas de réponse à mes questions sur le TAP, seulement une longue intervention pour justifier le choix du CGR qui, selon le maire, a finalement été accepté, voir salué par l’Acor (Association des Cinémas de l’Ouest pour la Recherche) qui avait fait le recours contre. Anne Gérard a eu cette réflexion ironique "M le Maire, je vois que vous avez bien étudié le dossier Cinéma !"

En ce qui concerne le personnel, le maire pense que finalement tout va bien, car ils étaient en surnombre...

Magalie Barc m’a dit que je n’avais pas entendu ce qu’elle avait dit à l’assemblée de "Poitiers Jeunes". Elle n’aurait pas parlé de la vente de théâtre. Pourtant j’vais noté ce soir la : "A Claeys souhaite le vendre mais il n’est pas vendu" . Mystère...

Sur "Poitiers Jeune"s, ils n’auront pas le Théâtre, il y a d’autres lieux. Je compte les revoir en septembre

Alors le théâtre vendu ou pas vendu ?

Je ne sais pas quoi répondre car encore une fois Claeys ne répond pas clairement, mais il a une petite idée. Vous ne devinez pas ? Mais le PPP bien sûr ! Le très libéral "Partenariat Public Privé" : ils en sont fans !

 Fête de la musique.

il y a eu un débat sur la fête de la musique et les problèmes d’alcool,A. Claeys a demandé à JC Bonnefond de faire plus de prévention, a évoqué la fête de la musique l’année prochaine qui pourrait se faire dans les quartiers.

Tous avaient la même appréciation, tous ces jeunes qui boivent, qui achètent de l’alcool dans les magasins, alors que c’est interdit pour les mineurs......et les parents que font-ils.........et la drogue

J’ai dit que les interdits étaient fait pour être transgressés et que ce n’était sûrement pas un arrêté anti-alcool qui réglait le problème, à moins d’interdire purement et simplement l’alcool pour tous ...que l’interdit donnait bonne conscience au maire

Le maire m’a coupé la parole parce qu’il n’accepte pas que l’on dise cela, s’il y a un mort du à l’alcool il se sentirait responsable

J’ai repris en disant que ce phénomène ne touchait pas que les enfants des autres, qu’il était le reflet du mal être de la jeunesse dans la société et qu’il fallait changer de politique.

 Subventions au Secours Catholique 

(délibération 40)

Attribution de subventions de fonctionnement année 2012 au Secours Catholique : 22 000 euros

"Vous allez me dire :le secours catholique est utile, il fait du bon boulot , OK comme les restos de cœur et autres associations qui prennent en charge la pauvreté que crée un système économique basé sur le profit, le système capitaliste.

Les états accompagnent ce système depuis toujours en distribuant de l’argent aux associations plutôt que de mener une vrai politique de gauche qui repartissent les richesses pour sortir de la misère : cela s ’appelle de la bonne conscience des politiques.

Sur le site internet du Sécours Catholique on y lit :

« le secours Catholique est un service de l’église catholique, il a pour mission de faire rayonner la charité chrétienne par la mise en œuvre d’une solidarité concrète entre tous, en France et dans le Monde »

Nous sommes contre tout financement public aux associations cultuelles .

Nous ne sommes pas les seuls et nous venons de recevoir une lettre de l’observatoire de vigilance laïque de la Vienne : lecture de la lettre

Nous proposons que le conseil accepte d’avoir un débat et un échange sur cette question avec l’observatoire de Vigilance Laïque de la Vienne"

Mon commentaire :
J’ai été la seule a voté contre et ça a été houleux :A. ClaeysS ne veut pas recevoir de leçon sur la laïcité, et il précise qu’il n’y aura pas de guerre des écoles, car il n’est pas prévu dans le programme de François Hollande de faire un service public laïque de l’éducation et - ça c’est moi qui le dit - mais il trouve cela très bien que cela ne se fasse pas.

Daniel Dupeyron a déclaré quelque chose comme "je ne suis pas croyant mais j’aime les hommes qui s’occupent des hommes !" (!)

Circulez y a rien à voir !

Conclusion : pas de changement en vue !

 Volley ball

Le tribunal de grande instance a nommé 2 enquêteurs pour les comptes Pro et Amateurs du volley, le déficit est maintenant connu : 568 669 euros.

Mais qui donc faisait la gestion de ce club pro qui depuis 2009 était dans le rouge !

Est-il vrai que la gestion se faisait par un centre de gestion agricole donc avec des comptables ?

Mais à qui donc faire confiance ?

On assiste la à un laxisme complet et une complicité des commissaires aux comptes, et autres intervenants dans le sport de haut niveau qui n’y voient que des intérêts commerciaux et show biz

Pour justifier les montants des subvention (450 000 euros Poitiers et Grand Poitiers) les collectivités nous disent qu’il y a des retombées économiques, mais sans jamais les chiffrer car c’est quasiment impossible.

Le prix des places a augmenté et la fréquentation a diminuée !

Le montant des places compte pour environ 10% du budget, alors ne serait -il pas possible que les places soient gratuites ? Après tout, avec de telles subventions publiques, ce serait justifié, non ?

Le budget, les dépenses du volley avec pour la plus grosse part des fonds publics, les collectivités vont-elles rendre des comptes aux habitants ?

Ou alors on efface tout, on renfloue et on recommence ?


Documents joints

26 juin 2012
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