NPA 86

Emplois : Partout, il faut imposer une autre politique..

dimanche 9 décembre 2012 par redac-npa86

Pas une journée ne passe sans que des annonces de plans de licenciements ne retentissent dans les médias et saccagent des vies humaines par centaines de milliers. Les PSA, les Petroplus, les Arcelor un peu partout en France, et dans la Vienne les salariés de Printemps, de New Fabris, du Crédit Immobilier de France…

La promesse de Nationalisation temporaire des hauts-fourneaux d’Arcelor-Mittal à Florange a pourtant fait grand bruit. Montebourg pensait sortir comme le grand sauveur des emplois de Florange, comme un vrai mec de gauche. Mais c’était sans compter sur la position de ses amis Ayrault et Hollande qui l’ont entendu autrement : il n’y a pas d’argent dans les caisses alors les ouvriers n’ont qu’à se débrouiller avec le voleur Mittal, qui, nous le savons, ne tiendra jamais ses promesses, et contre qui, nous ne voulons pas nous battre.

Le message est dur à entendre, mais telle est la réalité. A force de vouloir gérer le système, maintenir l’équilibre entre salariés et patrons, le Parti Socialiste de fait choisit le camp du patronat. A force de répéter qu’il n’y a pas de lutte des classes et qu’il faut faire travailler main dans la main les exploiteurs et les exploités, le PS se retrouve à défendre l’état de choses, c’est-à-dire, la mainmise des exploiteurs sur la vie économique, sociale et politique.

Nationalisation temporaire ?

Revenons désormais sur la solution miracle que préconisait Arnaud Montebourg : la nationalisation « temporaire ». Cette solution était-elle à la hauteur des enjeux ? Certainement pas. Elle consistait à ce que l’Etat rachète l’entreprise puis la laisse à un entrepreneur qui voudrait bien la reprendre. Cela permettait en effet de faire en sorte que Mittal ne puisse effectuer de licenciements, mais cela empêchait-il sur le long terme les licenciements ? Cela permettait-il de rehausser les salaires qui en ont bien besoin ? Cela permettait-il aussi, car c’est nécessaire, de créer de l’emploi ? La réponse semble évidente… C’est la logique capitaliste qui est à combattre. Virer un patron voyou c’est une bonne chose, mais si c’est pour mettre un patron voyou à la place, ça n’a que peu d’intérêt…

Des solutions existent pourtant. La nationalisation de toutes les entreprises avec le contrôle des ouvriers sur ces dernières. C’est la solution que nous défendons. Avec ce contrôle, les ouvriers décideraient de la production, de leurs salaires, de leurs conditions de travail ; et qui de mieux placer pour sauvegarder l’emploi que les employés eux-mêmes, plutôt que des patrons qui se fichent royalement de ce qui peut bien arriver aux travailleurs ?

Même sans en arriver à la nationalisation complète et au contrôle des salariés, des mesures qui vont dans le bon sens sont urgentes à prendre. Il s’agit de l’augmentation du SMIC à 1700€ net pour revaloriser le niveau de vie des travailleurs, le passage à 32H hebdomadaires pour créer des emplois, l’interdiction des licenciements pour garantir l’emploi, la création d’une branche de la Sécurité Sociale financée par le grand patronat qui permettrait de ne pas licencier les salariés des petites entreprises qui sont dans des difficultés financières.

C’est clair, une autre politique est possible, mais elle nécessite de s’en prendre aux plus riches, de choisir le bien-être du plus grand nombre plutôt que celui d’une minorité.


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