NPA 86

Une victoire qui doit en appeler d’autres ! Continuons les manifestations au Brésil, et ailleurs !

dimanche 23 juin 2013 par redac-npa86

  Les immenses manifestations qui ont lieu en ce moment au Brésil ont commencé spontanément, malgré la toute première qui avait été convoqué par le « Mouvement Passe Libre » (mouvement pour la gratuité des transports en commun) afin de protester contre l’augmentation du prix des transports dans la ville de São Paulo. À partir de ce moment (et de la répression brutale de la police), s’est développé dans tout le pays un sentiment de révolte qui a conduit à de nouvelles manifestations, avec l’apport d’autres revendications, comme les questions relatives à la santé, à l’éducation, aux dépenses pour la Coupe du monde, à la corruption, etc...   Même si la plupart des manifestants sont dans une logique non-partisane (ne se revendiquant d’aucun parti), -les médias les qualifiants même d’apolitiques – cela ne signifie pas que ces manifestations sont dépolitisées. Elles portent (les manifestations) des mots d’ordres politiques et une logique politique. En effet, c’est bien un affrontement avec la bourgeoisie, le gouvernement et le système capitaliste qui est de mire, à partir de revendications concrètes. De plus, les partis politiques d’extrême-gauche et les mouvements sociaux qui travaillent à la construction d’une opposition au gouvernement PT, participent et soutiennent cette révolte.   Le jeudi 20 Juin, la ville de Rio de Janeiro vivait la plus grande mobilisation du pays. On estime qu’un million de personnes sont descendues dans les rues du centre-ville pour célébrer la victoire historique (dans le sens où la bourgeoisie cède) qui est l’annulation de l’augmentation des prix du transport à Rio, Sao Paulo et dans des dizaines d’autres villes. Mais aussi pour montrer que la mobilisation ne s’arrête pas ! Cette épreuve de force montre bien que les secteurs mobilisés prétendent à plus que R$ 0,20 de diminution des prix des transports, et qu’ils continueront à s’organiser dans les rues.

Le même jeudi, il y avait des manifestations dans plus de 80 villes à travers le pays, notamment dans 10 capitales d’États. Aujourd’hui, nous constatons que des manifestations sont programmées pour chaque jours de la semaine prochaine, cela malgré un discours télévisé de la présidente Dilma vendredi dernier.   Cependant, un sentiment nauséabond traine contre la présence des partis politiques et des mouvements sociaux (notamment le PSTU et PSOL) encouragé par les médias, par les gouvernements (dont le fédéral) et par des personnes connues de la droite. Ce sentiment a un objectif : empêcher l’affirmation d’une alternative de combats organisés par la gauche dans ce processus.  

Pourtant, il n’est pas possible de mettre les partis de gauche dans le même sac que les autres. D’ailleurs, ces derniers partagent le rejet des institutions de l’État, celui de Lula et Dilma, des partis bourgeois et du système capitaliste. La culture du « Tous pourris » n’est pas la voie à suivre... Le rejet en masse des partis (y compris ceux de gauche – PSOL et PSTU) est le fruit d’une politique que mène la bourgeoisie avec Lula et Dilma du PT, sous couvert d’être un parti ouvrier. Les manifestants d’aujourd’hui ne peuvent pas faire comme si les partis de gauche ne soutiennent pas des augmentations de salaire, les transports et la santé gratuite, une réelle démocratie. Ces partis politiques (PSTU et PSOL) ont toujours été présent dans la lutte pour la défense des travailleurs.   Néanmoins, ces derniers (partis de gauche radicale) continuent de chercher l’unité avec tous ceux qui luttent. L’activité qu’ils mènent en ce moment consiste en l’organisation de séances plénières, d’assemblées générales et de forums pour la préparation démocratiques des manifestations par l’auto-organisation. Ce ne sont pas les agressions des fascistes, de la police ou des marginaux qui infiltrent le mouvement qui les arrêteront.  

  • Pour la continuité et la généralisation des mobilisations.
  • Moins d’argent pour la Coupe du Monde et les Jeux Olympiques, et plus d’argent pour la santé, l’éducation et les transports.
  • Contre la criminalisation et la répression des mouvements sociaux.
  • Désarmement de la Police.
  • Défense des libertés démocratiques et de la libre expression, des organisations syndicales, des étudiants et des partis politiques.
  • Ni PT, ni droite !
  • Pour un gouvernement des travailleurs !

Solidarité internationale !

Partout où cela est possible, nous devons nous mobiliser, prendre la rue, les places des grandes villes, nous mettre en grève, contre nos propres dirigeants, leur politique, ce système. C’est la meilleure façon de soutenir le combat de nos frères brésiliens !

Augusto Nobre et Alexandre Raguet.


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