NPA 86

Conseil municipal du 18 novembre 2013.

mardi 19 novembre 2013 par redac-npa86

P1. Compte-rendu conseil municipale.

P2. Voeu présenté par PAG, PCF et EELV.

délibération 10 : SIPEA Accord préalable à la prise de participation dans une société- opération Buxerolles rue du Planty

Nouvelle prise de participation dans une société, nouveau risque pour la collectivité. Dans l’affaire, s’il y a perte......les impôts locaux viendront combler les trous. C’est aussi ça l’autorisation de l’actionnaire principal de SIPEA.

On a donc là typiquement ce que les capitalistes appellent effet de levier, opération qui rapporte plus qu’elle ne coûte mais qui se fait à crédit en protégeant son capital propre. C’est ce type de fonctionnement économique, étendu à la planète, qui nous a mené à la crise d’aujourd’hui.

Le partenariat Public Privé n’est pas une solution pour combler les déficits de l’Etat, il est une gangrène qui au final coute aux contribuables.

Cette délibération ne donne aucune précision sur :

  • le « second actionnaire »
  • le détail de l’opération en particulier l’aspect financier

et il est écrit « le risque économique réside plus dans les délais de couverture du cout du projet que dans l’investissement dans le capital qui est très réduit (1000 euros) »

cette phrase résume à elle seule l’embarras que vous avez à répondre concrètement aux questions de risques pour la collectivité et ses contribuables.

Nous sommes contre ce montage qui au final engage la majorité municipale dans une opération commerciale des plus privées et nous demandons le retrait de cette délibération qui est imprécise.

délibération 22 : dépôt du dossier de candidature UNESCO auprès du Ministère de la Culture et de la Communication en 2013

Ce précieux label, si convoité, est demandé alors que la municipalité depuis cinq ans s’est illustrée de manière catastrophique en matière de destruction patrimoniale.

  • destructions archéologiques d’une partie du cimetière médiéval de la place du Maréchal Leclerc (devant la Mairie) ;
  • destruction archéologique d’une partie des murs des anciennes arènes romaines ;
  • destruction du hall Belle Époque de la Grande Poste de Poitiers, œuvre de l’artiste Aimé Octobre...
  • destruction partielle et dénaturation du seul site UNESCO de Poitiers, celui de Saint-Hilaire-le-Grand.
  • destruction du square de la République (Magenta), oeuvre du paysagiste Edouard André ;
  • décapage à la sableuse du monument au morts de 1870, œuvre de Coutant, grand prix de Rome de sculpture, et dont la réfection de la patine a coûté... 35000 euros.

À cela s’ajoute la vente de l’ancien théâtre qui entérine la disparition d’un monument historique.

VOUS ECRIVEZ :

La candidature de Poitiers s’articule autour de la notion de Paysage urbain historique, envisageant le territoire urbain comme la résultante d’une stratification historique de valeurs et d’attributs à la fois culturels et naturels, incluant le contexte urbain ainsi que son environnement géographique. La valeur universelle de la Ville réside dans le fait qu’elle constitue un exemple éminent d’établissement humain et d’ensemble architectural permettant d’appréhender l’histoire et la nature de l’organisation des pouvoirs, depuis la fin de l’Antiquité jusqu’à nos jours.

Donc à ce titre le théâtre qui est un élément majeur de l’architecture du 20e à Poitiers doit être conservé puisqu’il s’agit bien d’un ensemble architectural qui permet d’appréhender l’histoire et la nature de l’organisation des pouvoirs. En cela la place de l’hôtel de ville est depuis le 19e très représentative avec bien sûr l’hôtel de ville – formant un axe avec la préfecture et la rue victor hugo – mais aussi les banques, les grands magasins (le printemps a pris la suite d’un magasin plus ancien), et la culture avec le théâtre ici depuis le tout début du 19e puis les cinémas.

Le théâtre en tant que lieu de culture (n’oublions pas que ce "nouveau, ancien théâtre" a été bâti à l’emplacement même de l’ancien théâtre) n’est pas a cet emplacement par hasard mais bien en raison d’une volonté politique d’implanter un lieu culturel sur la place centrale. Le projet aujourd’hui proposé est en complète opposition avec l’argumentaire développée pour l’UNESCO.

Et votre volonté de transformer ce lieu historique en lieu commercial s’est traduit par l’enlèvement de l’enseigne théâtre avant même sa vente.

Non, nous n’avons pas fini d’évoquer la cession du théâtre comme une décision anti démocratique, contraire à la sauvegarde d’un monument historique, grave.

De nombreuses villes font d’autres choix pour la préservation du patrimoine et à titre d’exemple, Châtellerault a fait le choix de restaurer le théâtre ou encore d’un lieu industriel comme la manu.

Nous vous demandons d’annuler la délibération du 23 septembre, de demander la classement du théâtre au titre des monuments historiques et d’engager une concertation pour redonner à ce lieu son rôle culturel au centre ville de Poitiers.

délibération 30 : signature d’une convention de partenariat entre la Ville de Poitiers, Intersud, Le CCAS et ERDF.

Cette délibération de partenariat entre ERDF, la ville et Intersud a pour but de détecter les situations des clients en précarité énergétique et prévenir les suspensions d’énergie.

C’est louable mais insuffisant car aujourd’hui il y a de plus en plus de ménages qui sont dans la précarité énergétique plus de 3 000 000 de ménages en France, qui consacrent + de 10% de leurs revenus et qui souvent se retrouvent dans une spirale d’endettement qui conduit à la coupure de courant.

C’est aussi la santé des personnes qui se dégrade, en effet ils ne se chauffent pas ou moins pour diminuer la facture.

L’entreprise ERDF se désengage de ses missions de service public, et, étant une entreprise comme une autre, elle fait des économies en n’assurant plus sa mission de recouvrement fait par des agents jusqu’alors.

Le droit à l’énergie est un droit bafoué et pourtant indispensable, plus de 45% des français ne connaissent pas les tarifs sociaux et c’est le parcours du combattant pour trouver une solution.

Les tarifs augmentent, ils ne sont justifiés que pour remplir les caisses des entreprises, qui, privatisées n’ont d’autres ambitions que de faire rentrer l’argent.

Il faut résolument une autre politique énergétique publique qui développe de véritables alternatives énergétiques plutôt que de distribuer des aides.

Vœu contre l’augmentation de la TVA pour les transports publics

La TVA est un impôt indirect qui passe souvent inaperçu mais qui est injuste

Il est payé sur chacun de nos achats mais cet impôt n’est pas indolore puisque moins on est riche et plus il pèse lourd dans le budget

Augmenter le taux de TVA c’est faire supporter l’impôt au plus grand nombre, c’est une mesure injuste.

L’impôt sur le revenu est le plus juste mais à condition qu’il soit réellement progressif.

Il y a urgence à faire une réelle réforme fiscale (impôts sur le revenu, fiscalité locale, baisse du taux de TVA) pour un impôt plus juste et efficace.

Et puisque qu’il est question de transports publics, nous parlerons des transports gratuits, proposition que nous défendons depuis 6 ans maintenant.

Les transports gratuits c’est réalisable, ce n’est pas une mesure populiste, ni démagogique, ni révolutionnaire, ni utopique...

La question du financement est une question importante que nous avons abordé, nous proposons d’augmenter le versement transport qui finance en grande partie le budget transport et ne dites pas que les entreprises ne peuvent pas payer, dites nous seulement s’il est acceptable de faire passer la TVA de 7 à 10 %, supportée par les usagers qui eux, donc, pourraient payer ?

Non les transports gratuits ne sont pas totalement gratuits car financés par les impôts, mais, oui, la gratuité c’est une autre répartition des richesses et c’est l’égalité.

C’est une mesure écologique, indispensable (mais pas la seule) pour reporter les usagers des voitures vers les transports collectifs, les expériences d’Aubagne et de Châteauroux sont significatives.

Les tarifs sont un élément important dans le choix fait par les usagers, et depuis 6 ans plutôt que d’agir sur ces tarifs vous les avez augmenté tous les ans, pour 2014 vous proposez des tarifs hors taxe mais en calculant une TVA à 10% (prix à l’unité) et pour la plupart une augmentation de 1%.

Le débat est relancé à POITIERS par la droite et plutôt que de rire ou de mépriser notre proposition, vous auriez pu faire une étude sur la faisabilité de cette mesure.

La politique est une question de choix et vos choix ne sont pas la réponse aux besoins du plus grand nombre, ne dites pas que vous ne pouvez pas, mais dites que vous ne voulez pas par idéologie : pour vous, ce qui est gratuit n’aurait pas de valeur.


Accueil du site | Contact | Plan du site | | Statistiques | visites : 252228

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Communiqués, évènements, actions  Suivre la vie du site Elue municipale "liste PAG"   ?    |    Les sites syndiqués OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 2.1.9 + AHUNTSIC

Creative Commons License

Visiteurs connectés : 156