NPA 86

Compte-rendu de la réunion d’Ensemble ! du 15 avril à Poitiers. « Désobéir à l’Europe. Face à l’Union européenne : que faire ? » animé par Stathis Kouvélakis, membre de la direction de Syriza.

jeudi 17 avril 2014 par redac-npa86

Notes prises et rédigées par Adrien Devouge, militant du NPA présent à la réunion publique.

Les écarts entre la Grèce et les pays comme la France ou l’Angleterre se sont creusés avec les années. La Grèce a connu une décennie d’euphorie avant 2008, sur cette période le taux de croissance était en augmentation alors que la compétitivité a chuté de 40%. La croissance a donc été dirigée vers des "niches compétitives" (domaines protégés de la concurrence mondiale).

L’endettement grecque est une crise de dette publique que connaissent aussi l’Espagne et le Portugal ainsi que l’Irlande. La Grèce a commencé à rembourser grâce à des crédits bons marchés durant la décennie avant 2008. L’endettement public est fort alors que l’endettement privé est faible, ce qui a mené à une croissance insoutenable sauf à des taux dérisoires.

Cette crise entraîne un autre problème que celui de l’aspect financier. Un sérieux problème écologique se pose, la Grèce connaît un saccage de ses richesses écologiques sans précédent en Europe.

L’aéroport d’Athènes situé sur un site écologique protégé sur un front de mer est mis en vente pour payer une partie de la dette, à un prix dérisoire de 70€ le m2.

La Grèce a servi de laboratoire au FMI, qui a testé en direct son traitement de choc menant la Grèce à un surendettement et à une récession importante. Le taux d’endettement est passé de 120% avant l’aide du FMI à 175%. Le PIB a quant à lui reculé de 25% (taux jamais atteint en Europe de l’ouest depuis les années 1930). Le chiffre officiel atteint 28%, le chômage des jeunes atteint 64%. 1/3 de la population vie sous le seuil de pauvreté, 1/3 de la population vie de pension retraite. Des problèmes de famine et de malnutrition font leur apparition. 240 000 entreprises des 710 000 que comptait la Grèce ont fermé. La mise sous tutelle de la Grèce, n’est en réalité que façade, le parlement et les autres institutions n’ont qu’un rôle de figuration. La politique grecque est dirigée par l’Europe, et plus exactement par la Troïka.

Les salaires sont parmi les plus faibles des pays de l’ouest de l’Europe :

  • Avant la crise : 750€
  • Maintenant : +26 ans : 480€
  • 26 ans : 420€

Syriza, groupe de gauche minoritaire avant la crise (5%) a connu une ascension importante car il obtient aux présidentielles de 2009 (17%) et en 2012 (27%). Syriza précurseur d’une union anti-austerité devient un parti politique montant se positionnant pour être majoritaire aux prochaines élections. Suite aux nombreuses mobilisations populaires ayant renversé deux gouvernements. Ce genre d’événement n’étant pas survenu depuis les années 1970 en Europe. Syriza souhaite une abrogation des mémorandums de 2010 et de 2012, aucunes améliorations n’étant possible sans rupture avec les mémorandums qui placent la Grèce dans une "cage de fer". Il s’oppose fermement aux divers menaces et chantages de l’Europe peu importe les conséquences, mais prépare néanmoins des solutions en cas de rupture avec l’Europe, qui se fera si la Grèce abroge les deux mémorandum. Il agit activement dans la campagne européenne qui constitue un enjeu déterminant pour la Grèce tant au niveau politique qu’au niveau social.


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