NPA 86

Déclaration du NPA 86. Nous accusons la municipalité de Poitiers !

lundi 24 août 2015 par redac-npa86

Depuis maintenant plusieurs mois, et même plusieurs années, c’est le parcours du combattant pour trouver une salle publique à Poitiers permettant de se réunir.

Grand Poitiers gère 4 salles, comme cela est indiqué sur leur site. L’une d’entre-elle étant réservée aux arts, il en reste trois pour nous, militants politiques.

Une de ces trois salles, les salons de Blossac, est en travaux pour des raisons d’accessibilité. Pour l’ensemble de Grand Poitiers, capitale régionale, il y a actuellement 2 salles publiques disponibles : la salle Timbaud de la Maison du peuple (à Poitiers) - la salle Jouhaux, certes en travaux, n’a aucune date de réouverture prévue et n’apparaît plus dans les infrastructures publiques disponibles à la location - et la salle des Castors (à Buxerolles). Cette dernière, en plus d’être mal désservie par les transports en commun, sert avant tout à organiser des soirées et des concours : il ne reste donc qu’une seule salle à Poitiers pour organiser des conférences, des débats et des meetings.

C’est une atteinte directe au droit de réunion qui, s’il n’est pas remis en cause sur le papier, l’est dans les faits puisqu’il y a une carence de lieux pour se réunir.

Le NPA 86 a à plusieurs reprises été dans la difficulté à cause du manque de salles. D’abord sur les délais de réponse, puisqu’ils peuvent atteindre plusieurs semaines, mettant à mal l’organisation des événements. Mais aussi, tout simplement, par impossibilité de trouver un lieu où se réunir.

Déjà nous n’avions pas de salle lors de la venue d’Alain Krivine (figure de Mai 68, ancien député européen) en octobre dernier, mais heureusement, le bar BiblioCafé nous a accueillis (nous les remercions encore). Curieusement, il n’y avait rien à la salle Timbaud au même moment puisqu’un de nos militants est allé vérifier…

Depuis, nous avons adhéré à l’Auberge de jeunesse de Poitiers, afin d’avoir une salle facilement. Mais celle-ci est surchargée car tout le monde se retrouve dans la même situation.

De fait, aujourd’hui, c’est un nombre aberrant d’associations, de partis, de syndicats, qui est dans cette situation insensée où une Mairie « de gauche » ne met rien en place pour l’expression populaire et citoyenne.

C’est purement scandaleux. D’autant plus qu’il faut passer directement par le Cabinet du Maire pour réserver une salle ! En précisant qui l’on est, ce que l’on va dire, combien il y aura de personnes (aurions-nous un don de divination ?)… puis la municipalité tranche.. ! On imagine facilement les raisons qui l’ont poussée à ne pas répondre favorablement à notre demande en octobre 2014. Les critères retenus sont en effet obscurs : la mairie de Poitiers autorise le prêt d’une salle aux partis, syndicats et associations, si et seulement si, le thème de la réunion relève d’un "intérêt public local" - expression on ne peut plus floue. Une belle preuve de transparence - et de démocratie, là encore !

Aujourd’hui, nous sommes de nouveau confrontés à ce problème. Alors que nous organisons une réunion publique sur l’Europe à Poitiers le 25 septembre, avec Roseline Vachetta (ancienne députée européenne), nous peinons à trouver une salle… L’Auberge de Jeunesse est submergée, les maisons de quartiers aussi… et la Municipalité de Poitiers ne répond pas sur une disponibilité ou non de la salle Timbaud. Par ailleurs, nous n’avons pas les moyens de payer certaines salles comme le Parc de Valvert (à Buxerolles). Un vrai casse tête.

Plutôt que vendre des monuments municipaux comme l’ancien Théâtre, pour en faire des commerces, des commerces et encore des commerces, comme partout dans la ville, l’équipe municipale devrait réfléchir à faire de ces lieux des lieux de vie citoyenne, des salles publiques, d’autant qu’il y a un manque crucial faisant de Poitiers une ville de silence. Et il faudrait également prévoir la réouverture de la salle Jouhaux.

Nous accusons monsieur Alain Claeys, député/maire, d’empêcher notre expression publique en ne mettant pas à disposition des moyens suffisants.

Nous alertons la population : la liberté d’expression dans notre ville, mais aussi dans notre pays, est dangereusement remise en cause. Les rassemblements citoyens et militants sont de plus en plus réprimés, comme l’an dernier lors des manifestations de soutien à la Palestine. Il est temps que cela change.

Le NPA, pour sa part, est prêt à s’investir de manière unitaire et appelle à la mobilisation de tous/tes afin de préserver une des bases fondamentales de la démocratie : la liberté de rassemblement et d’expression.

NPA86


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