NPA 86

Le Disparu de Nuit Debout - en 4 épisodes

mardi 16 août 2016 par redac-npa86

Le NPA, via le journal l’Anticapitaliste, a publié un feuilleton en 4 épisodes, afin d’offrir une vision littéraire et surréaliste, du mouvement Nuit Debout. Sous la plume du romancier Gérard Delteil, ce feuilleton est désormais disponible en entier sur notre site. Bonne lecture à toutes et tous.

 Episode 1

Qui est le mystérieux manifestant de Nuit debout donné pour mort par ses camarades  ?

Lors des échauffourées qui ont suivi la manifestation des policiers place de la République pour dénoncer «  la haine anti-flics  », des témoins affirment avoir vu un jeune homme succomber aux coups de CRS qui s’acharnaient sur lui. «  Il était allongé par terre, ne bougeait plus et ils continuaient à lui taper dessus  », déclare Josiane B., employée de La Poste. «  Quand ils se sont enfin écartés, il avait disparu, précise Damiens V., un de ses collègues. Je suis certain qu’ils ont fait disparaître son corps pour éviter la médiatisation de leur crime.  » Les descriptions de la victime par ces témoins coïncident. «  Il avait la peau sombre et le type indien ou bengalais et il était habillé de façon bizarre, très démodée. C’était probablement un sans-papier, personne ne va s’inquiéter de son sort. On l’avait déjà vu la veille, mais on ne connaissait pas son nom.  »

Un autre témoignage fait état de l’utilisation par les CRS d’un engin explosif. «  On a aperçu une sorte de lueur fulgurante, comme s’ils lui avaient balancé une grenade.  » De son côté, la préfecture nie tout incident de ce genre et souligne les contradictions de ces témoignages. «  Comment imaginer que nos hommes aient pu lancer une grenade, de quelque type que ce soit, sur un homme qui se serait trouvé à leurs pieds, au risque de se blesser eux-mêmes. Ça ne tient pas debout.  »

Le mystère reste donc entier pour le moment.

***

Rapport du capitaine Hervé H en charge de la section B 4 à la DCCRS

Notre section s’engageait dans le boulevard Magenta quand elle a été agressée par un individu porteur d’une arme contondante. Un de nos hommes a alors fait usage de son bâton de défense réglementaire pour se protéger. L’agresseur est tombé. Mais, alors que nous nous apprêtions à l’appréhender, une explosion nous a aveuglés et nous avons du recûler. L’individu a mis cette situation à profit pour s’enfuir. Nous supposons qu’il était porteur d’un engin de type cocktail molotov ou bombe artisanale. Les versions selon lesquelles il aurait été lynché, diffusées sur les réseaux sociaux et par certains médias, sont dénuées de tout fondement.

***

L’étrange expérience de Fhtagn Azathoth

Tout a commencé quand j’ai choisi le thème de ma thèse de doctorat. Je dois vous préciser que j’étudie les sciences politiques intergalactiques à Hydra 8, une des universités les plus cotées de la planète du même nom. Les tentacules de mon maître de thèse, l’honorable Cthulhu, ont décrit un arc de cercle et son œil frontal est passé du vert à l’orange fluo, ce qui chez lui est un signe de perplexité.

Les Nuits debout, sur la planète Terre  ? N’est-ce pas un phénomène tout à fait mineur à l’échelle de la galaxie  ? Vous cherchez l’originalité à tout prix, Azathoth  ?

Cthulhu est souvent cassant, voire blessant, mais c’est un personnage qu’il convient de ménager.

Il se trouve que j’ai visionné une émission de Galaxie + sur ce sujet et que…

Je vois, vous puisez votre inspiration dans la tridi. Bien, mais pourquoi pas  ? Quand j’avais votre âge, un de mes condisciples avait fait sa thèse sur Mai 68. J’imagine que vous savez de quoi il s’agit, vous qui vous passionnez pour les phénomènes sociaux de cette obscure planète dont l’immense majorité de nos concitoyens ignorent l’existence  ?

Je n’en avais que quelques très vagues notions et, avec Cthulhu, il est préférable de ne pas bluffer. J’avouais donc mon ignorance. L’une de ses tentacules se pointa sur moi.

Prenez connaissance de cette thèse. Vous pourriez peut-être par exemple établir une comparaison. Mais ce n’est qu’une suggestion.

Je pensais commencer par étudier le phénomène sur place.

Vous n’ignorez pas que nos moyens sont limités. Bon, je vous considère comme un excellent élément, Azathoth, je vais donc faire en sorte qu’on vous accorde ce déplacement spatio-temporel. Ne me décevez pas...

 Episode 2

Le cycle suivant, je me présentai donc au service des voyages spatio-temporels de la faculté. Le directeur commença par vérifier mon accréditation.

Vous m’avez l’air d’un pistonné. De nos jours, on ne finance plus beaucoup d’études de ce genre sur des sujets aussi folkloriques…

On aurait dit que ça lui arrachait les ventouses.

Bien, suivez-moi. Je vous préviens, pour la planète Terre, nous n’avons pas beaucoup d’apparences disponibles.

Je me contenterai de ce que vous avez.

Vous allez essayer votre tenue aujourd’hui, mais pour la téléportation, il faudra revenir  : la cabine est en panne, nous attendons le technicien.

Malgré mes efforts pour maîtriser mes chromatophores, quelques taches violettes apparurent sur ma peau.

Ne vous inquiétez pas. C’est une réparation mineure. Il n’y a pas de danger  : le dernier accident remonte à cent vingt mille cycles.

J’enfilai donc l’enveloppe métabolique, avec l’aide du préposé.

Ça va s’adapter automatiquement à votre organisme. Vous aurez la possibilité d’ingurgiter des boissons et aliments locaux au cas où vous seriez dans l’obligation de le faire, mais mieux vaut éviter certains produits dont la composition est douteuse. La liste vous sera fournie. Vous pourrez même avoir des relations sexuelles avec les autochtones, mais ce n’est pas recommandé non plus.

La sensation que j’éprouvais était étrange, mais je parvins assez vite à me déplacer sur deux jambes, bien que ce soit beaucoup moins commode et rapide qu’avec mes six tentacules inférieures.

Voulez-vous savoir de quoi vous avez l’air  ?

Le préposé fit apparaître un miroir parabolique. L’image qu’il renvoya me laissa perplexe. Elle était à vrai dire à la fois effrayante et un peu dégoûtante.

Vous devrez vous y habituer. Sur la Terre, ils sont tous comme ça. Et bien entendu il vous faut des vêtements. C’est une planète primitive où ils ne peuvent pas s’en passer, à la fois pour des raisons de confort et de tabous, mais je suppose que vous le savez. Nous n’avons pas non plus beaucoup de vêtements qui correspondent à la période et à la région que vous avez choisies.

Ça ira très bien, affirmai-je.

Le cycle suivant, on m’informa par télépathie que la cabine de téléportation était réparée. J’avais mis ce délai à profit pour acquérir quelques connaissances supplémentaires, en particulier de la langue locale, en me branchant pendant près d’un demi-cycle sur un des terminaux de la banque de données de l’université. Je ne devais pas tarder à réaliser que celle-ci n’était pas vraiment à jour. Mais au moment d’entrer dans la cabine, je l’ignorais. Une pointe d’angoisse m’assaillit quand la porte coulissa et que je me trouvai plongé dans l’obscurité. Puis une intense lumière blanche m’aveugla et je perdis connaissance.

* * *

Tu es dans les vapes, ou quoi  ?

Je venais de me matérialiser en un lieu qui, selon mon GPS interne, était bien la place de la République. Une foule d’indigènes m’entourait et c’est une personne de sexe féminin coiffée d’un turban jaune à pois rouges qui venait de s’adresser à moi. Au prix d’un effort, je parvins à surmonter la répulsion provoquée par son apparence en même temps que je doublai la dose de désinhibant qui s’écoulait dans mon organisme.

Je suis étranger, dis-je.

Ici, il n’y a pas d’étranger. Les seuls étrangers sont les flics et les patrons. Tu es sans-papiers  ?

Je n’ignorais pas que, sur cette planète, les gens étaient encore obligés de porter sur eux toutes sortes de documents. La faculté m’en avait fourni, mais sans me garantir leur validité.

Vous voulez voir mes papiers  ?

Mais non, on s’en fout complètement. Je te demande ça comme ça, au cas où il y aurait une charge de keufs, pour que tu te tiennes à l’écart.

Mon dictionnaire traducteur ne parvint pas à me fournir la signification de «  charge de keufs  ». Je m’efforçai d’adopter l’attitude de celui qui comprend, autant que je pouvais maîtriser mon enveloppe métabolique, ce qui n’avait rien d’évident.

L’atelier sur l’épanouissement de la personnalité va commencer. Ca te branche  ?

Cela, j’en comprenais le sens général. Mais en revanche, je ne voyais pas comment on pouvait s’épanouir au milieu de cette foule bruyante, dans ce lieu triste et gris, avec toutes ces odeurs nauséabondes. Le niveau de pollution mesuré par mon dispositif interne était effrayant. Heureusement, je n’avais prévu de séjourner sur cette planète que deux ou trois cycles.

J’échappai à mon interlocutrice, qui n’insista pas, pour faire un petit tour sur la place et me familiariser avec les lieux. Mon apparence ne devait pas être trop bizarre car personne ne me prêtait la moindre attention. J’assistais ensuite à différents débats et ateliers traitant des sujets les plus divers. Le désinhibant produisant l’effet espéré, je commençais à m’accoutumer aux mœurs des indigènes. J’enregistrais certaines interventions dans les cellules mémorielles réservées à ma thèse. Celles-ci avaient largement de quoi contenir des centaines de décades de discours, mais on m’avait appris à sélectionner les éléments les plus significatifs pour faciliter leur tri ultérieur.

 Episode 3

Il m’apparut assez vite que, malgré les différences de métabolisme, de technologie et de mœurs, il y avait tout de même un certain nombre de points communs entre cette planète et la mienne. La majeure partie des indigènes présents contestaient l’ordre établi, tandis que les autres venaient par curiosité. Connaissant Cthulhu, je savais qu’il entendait découvrir dans ma thèse les axes principaux de cette contestation. Mais ils étaient si nombreux et si variés que j’avais beaucoup de mal à les classer par ordre d’importance. Il me semblait même qu’un certain nombre d’indigènes n’y parvenaient pas eux-mêmes. Certaines notions étaient d’ailleurs difficiles à comprendre pour quelqu’un qui, comme moi, ne maîtrise pas la préhistoire. Le concept de propriété privée par exemple, car il a disparu de ma planète natale depuis des centaines de mégacycles.

J’en arrivai à la conclusion que l’aide d’un spécialiste local serait la bienvenue. Il était peu probable que les sciences politiques intergalactiques soient enseignées sur terre, vu le faible niveau de la technologie spatiotemporelle locale, mais, à défaut, un étudiant en sociologie ou en histoire ferait l’affaire. Mais comment en trouver un dans cette foule  ?

J’en étais là de mes réflexions quand l’indigène au turban jaune se planta devant moi.

Alors, tu en penses quoi  ?

Quel est l’ordre hiérarchique des motifs de contestation  ?

Elle émit un bruit bizarre.

Tu m’as l’air d’un sacré intello  ! Viens donc avec nous, on se fait une bouffe. Il y aura des copains bien plus politisés que moi. Tu pourras poser toutes les questions que tu voudras.

Sa main effleura mon bras. Il me sembla que son regard et son visage s’étaient modifiés. Je déclenchai mon analyseur d’expressions humaines. Sa réponse fut instantanée  : désir sexuel.

***

Alors, c’était bien  ?

Josiane, mon indigène de sexe féminin, était allongée à côté de moi, nue. Nous venions d’avoir des relations sexuelles. En dépit de la mise en garde du préposé du service des apparences intergalactiques, je m’étais laissé entraîner. Les sensations que j’avais éprouvées étaient fort différentes de celles que procuraient les étreintes triangulaires sur Hydra 8, mais pas désagréables. Je m’étais d’abord efforcé de reproduire les schémas de comportements sexuels fournis par la banque de données, puis je m’étais laissé guider par ma partenaire qui semblait expérimentée. Il me semblait que je m’étais bien tiré de cette épreuve.

Selon certains intervenants, la contestation radicale et la volonté populaire potentielle ne peuvent s’exprimer que dans les interstices des institutions, dis-je.

Elle se redressa en s’appuyant sur un coude et émit un son que mon logiciel interne caractérisa comme un rire.

Oh là, tu es trop zarbi…

Mon système fut impuissant à traduire ce terme. Une interrogation se formula dans l’un de mes cerveaux. Devrai-je informer les deux autres membres de mon trio de cet accouplement terrien  ? Sur Hydra 8, nul n’est contraint de participer à un trio stable, certains même ont besoin d’un quatuor voire d’un sextuor pour être pleinement satisfaits, mais l’usage veut qu’on ne dissimule jamais ses expériences à ses partenaires. Ce partage est d’ailleurs très enrichissant et contribue à accroître le plaisir de chacun.

Je dois te dire quelque chose. Si mes questions et mon comportement te semblent bizarre, c’est parce que je viens d’un pays très lointain. Je suis étudiant en sciences politiques et je prépare ma thèse de doctorat.

Il me semblait bien que tu en avais dans la tête. Mais moi, tu vois, faut que j’aille gratter. Je travaille à La Poste et je suis en CDD. Si j’arrive encore en retard, ils vont me lourder. Ce sont des chiens. Si tu veux, on se retrouve ce soir. Les collègues de La Poste vont débrayer et venir en manif jusqu’à Répu.

Elle parlait tellement vite que mon dictionnaire avait du mal à traduire. Je compris néanmoins qu’elle me fixait rendez-vous. Sans doute pour poursuivre nos expériences sexuelles, car nous n’avions exécuté qu’une infime partie des exercices recensés par le manuel des relations terriennes, lequel n’était pourtant qu’un opuscule bâclé, à en croire l’honorable Cthulhu.

 Episode 4

Les journées terriennes étaient beaucoup plus courtes que nos cycles. Je consacrais celles-ci à parcourir les rues et à interroger les passants. Du moins à essayer car aucun ne s’arrêtait. Quand je revins place de la République, il y avait encore beaucoup plus de monde que la veille. Je distinguai une rangée d’hommes, tous habillés de la même manière. Je crus qu’il s’agissait des postiers car mon encyclopédie intergalactique m’avait appris qu’ils portaient un uniforme. Mais, comme je m’approchais à la recherche de Josiane, l’un d’eux brandit un objet d’une nature inconnue et me frappa violemment. Je ne ressentis qu’une faible sensation désagréable, mais mon enveloppe métabolique avait été endommagée, ce qui était fort ennuyeux car Hydra 8 risquait de me le reprocher. Un liquide visqueux s’échappait de mon épaule déchirée.

Bordel, je ne savais pas que les bougnoules avaient du sang vert, dit l’un des hommes en uniforme, avec une expression que mon décodeur caractérisa comme «  dégoûtée  ».

Je voulus m’approcher de lui pour l’interroger sur le sens de cette phrase incompréhensible pour mon dictionnaire et sur les motivations de son comportement, mais un de ses voisins me donna un coup plus violent encore qui me fit perdre mon équilibre. Et comme je crois vous l’avoir dit, c’est beaucoup plus difficile de tenir debout sur deux jambes que sur six tentacules. Ils m’entourèrent, de sorte que je ne vis bientôt plus qu’une masse sombre, et se mirent à me donner des coups de pieds.

Vous n’êtes pas des postiers  ? eus-je le temps de demander avant de m’évanouir.

Quand je repris connaissance, je me trouvais dans la cabine de téléportation.

Le système d’alerte, de dématérialisation quantique et de reconstitution cellulaire a parfaitement fonctionné, dit le technicien. Je vous l’avais dit, cette cabine fonctionne très bien, c’est vous qui ne savez pas vous en servir.

Les tentacules du chef de service s’agitèrent pour signifier son irritation, mais il ne protesta pas.

En tout cas, son enveloppe n’est pas en bon état. Je ne sais pas du tout si elle sera réparable. Et ça va coûter la peau de ventouse à l’université, si vous voulez mon avis.

***

Vous êtes fier de vous, Azathoth  ? me lança Cthulhu, quand je me présentai dans sa bulle le cycle suivant, après m’être remis de ces émotions. J’espère au moins que vous allez nous pondre une thèse de haut niveau, sinon vous pouvez dire adieu à votre doctorat.

J’ai recueilli en effet des éléments très intéressants sur la société terrienne, dis-je. En fait, ça dépasse le cadre de la science politique intergalactique. Par exemple, sur leur sexualité, mais je ne suis pas resté assez longtemps sur place pour avoir la certitude que les coups que m’ont donné ces hommes relèvent d’une forme d’expression ou de frustration sexuelle…

Vous avez le droit d’émettre des hypothèses sans leur apporter de réponse catégorique. Restez modeste.

J’ai aussi le sentiment que les êtres qui se réunissent place de la République, en dépit de leur étrangeté, aspirent à construire une société qui, par certains aspects, ressemble à la nôtre, bien qu’ils semblent idéaliser cet univers futur.

Les deux tentacules latérales de Cthulhu se tortillèrent, tandis qu’il émettait un son que mon dictionnaire intergalactique aurait défini comme un ricanement en langue terrienne.

Je suis bien placé pour vous dire que notre monde connaît toujours des problèmes, bien que nous ayons depuis des millions de cycles dépassé le stade que vos amis de Nuit debout désignent sous le terme de «  socialisme  ».

Cette fois, je dois avouer que Cthulhu m’impressionna. Il en savait beaucoup plus sur la planète Terre qu’il ne me l’avait laissé entendre lors de l’entretien qui avait précédé mon voyage spatiotemporel. J’avais en effet entendu maintes fois ce terme de «  socialisme  » place de la République, et je ne l’avais pas utilisé en présence de mon maître de thèse. À moins qu’il n’ait utilisé la télépathie et cherché à me bluffer…

***

Extrait de Mediapart

Le mystère de la Place de la République reste entier.

Le ministère de l’Intérieur a formellement démenti toutes les rumeurs qui courent sur la mort d’un jeune homme. Selon nos sources, aucun hôpital n’a accueilli de victime correspondant à sa description…

***

Cthulhu effleura l’image tridi d’une de ses tentacules supérieures et fit disparaître l’article de Mediapart.

Vous en avez fait de belles, Azathoth. Vous n’ignoriez pourtant pas que notre charte interdit rigoureusement toute intervention à caractère politique, économique, militaire ou autre dans les sociétés que nous sommes autorisés à visiter.

J’optai pour l’attitude la plus raisonnable  : faire profil bas en rangeant sagement mes tentacules le long de mon corps en signe d’humilité.

Bien, si vous nous sortez une belle thèse, nous oublierons ces maladresses anecdotiques. Il ne me paraît pas indispensable d’en informer la direction de l’université. De toute manière, cette planète est si arriérée qu’il faudrait des millions de cycles avant que ses habitants ne soient en mesure de déposer une plainte contre nous en bonne et due forme devant les institutions intergalactiques. D’ici là, on peut supposer que cette société barbare connaîtra des soubresauts et des conflits sociaux d’une toute autre envergure et finira par évoluer vers des formes d’organisation plus civilisées…

Gérard Delteil


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