NPA 86

La démocratie et l’insolence : une grande confusion de la droite vénézuélienne.

jeudi 27 février 2014 par redac-npa86

Ce sont des jours difficiles pour l’Amérique Latine. Depuis deux semaines, la violence fasciste secoue le peuple vénézuélien et le projet bolivarien. Malgré ceci, l’escalade de la droite et du néofascisme était prévisible. Également remarqué par Wikileaks – qui révéla que ça fait déjà 12 ans que l’impérialisme néocolonialiste de Washington finance la réaction au Venezuela –, le Coup d’État du 11 avril 2002, lequel permis à la droite de gouverner inconstitutionnellement jusqu’au 13 du même mois, ne fut autre qu’un signal indiquant le début d’un long chemin, de sabotages infructueux orchestrés par l’oligarchie du pays, vers le socialisme.

L’opposition, dans le but de déstabiliser le gouvernement bolivarien et d’aboutir à la restauration de leur ancien paradis, a pris la voie putschiste. Partant des moyens violents jusqu’au terrorisme médiatique, la droite du pays mène une campagne de terreur pour délégitimer le procès débuté par Hugo Chavez en 1999. En effet, on sait que les journaux opposants ont utilisé à l’intérieur de leurs écrits des images de la répression au Chili et en Syrie pendant la journée internationale de la jeunesse le 12 février dernier afin de construire un grand mensonge autour des vrais faits. Ainsi, les calomnies avec lesquelles la bourgeoisie réactionnaire du pays diffame le pays sont de plusieurs ordres.

D’une part, on accuse l’existence presque généralisée de la « faim », ceci en ignorant les rapports de l’Organisation Mondiale de la Santé et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture qui placent le pays comme le quatrième pays de l’Amérique Latine avec « le moins de faim », celle-ci touchant en effet autour de 5% de sa population – et même avec des hauts indices d’obésité et surnutrition – ; cependant on ne perçoit pas de telles révoltes dans la voisine colombienne qui possède environ le 12% de sa population touchée par la faim. Ainsi, on affirme que la carence alimentaire menace le pays, alors que même les journaux capitalistes et néolibéraux comme The Economist contredisent les paroles de la droite en corrigeant que la carence ne s’attaque qu’au 28% des aliments ; cependant de tels subversions n’ont pas lieu dans des pays comme la République Dominicaine où les rapport de la Banque Mondiale indiquent que le 70% de la population n’a pas l’argent suffisant pour satisfaire ces besoins minimaux.

Ensuite, comme au temps de Salvador Allende (1970-1973), les étudiants des classes moyennes sont sortis manifester contre le « régime dictatorial » : quels en sont les raisons le justifiant avec une Unesco plaçant la patrie bolivarienne comme le cinquième pays du monde en nombre de matricules universitaires – ceci suite à une croissance de 800% en nombre d’universitaires – et dont 75% du système éducatif est public ? Quatrièmement, on éloge la « révolte du peuple ». Laquelle ? Sachant que l’épicentre de la protestation sociale se trouve en plein espace urbaine à Plaza Altamira, au quartier résidentiel et touristique d’Altamira de la municipalité de Chacao à l’est de Caracas, soit le quartier des classes moyennes et aisées et dont les manifestants sont principalement blancs dans un des pays de l’Amérique du Sud avec les indices de pourcentage de population afro-indigène les plus élevés, quel « peuple » se manifeste ? Les élites oligarchiques ne représentent en rien l’expression populaire et bolivarienne. Enfin, aucun moyen démocratique n’existe comme recours à la droite pour faire passer son mécontentement suite à une victoire démocratique du chavisme de 55% des voix aux dernières élections, ainsi qu’après la conquête du contrôle de 76% des municipalités du pays.

Aujourd’hui il n’existe pas de justification suffisante pour arrêter un des plusieurs procès de libération des peuples de l’Amérique Latine vers la Deuxième et Définitive Indépendance : le Socialisme. Ainsi, face à l’agression constante de l’impérialisme nord-américain, après presque deux siècles de la Doctrine Monroe, envers notre sous-continent, les yankees doivent commencer à comprendre que maintenant c’est à nous de prendre en charge nos affaires. Avec l’exemple de 80 ans de Sandino, « General de Hombres Libres » du Nicaragua qui lutta 6 ans contre le gouvernement des États-Unis jusqu’à 1933, nous allons défendre notre souveraineté. La droite oligarchique est censée d’accepter l’avancée de la société orientée par la marche des Travailleurs et des Peuples du pays.

¡Contre la montée du fascisme au Venezuela, et pour la paix avec dignité pour toutes et tous !

¡Viva América Latina, vivan los Pueblos, vivan las y los Trabajadores !

Sebastian Pizarro


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