NPA 86

En Italie le Capital a gagné : 32 % des électeurs au referendum sur les forages maritimes et le quorum n’est pas atteint...

mardi 19 avril 2016 par redac-npa86

En Italie, aujourd’hui, le capital a gagné une bataille. L’exploitation des puits offshore peut continuer sans cesse et les plate-formes pétrolières ont obtenu officiellement le droit de polluer nos mers au nom de notre belle « démocratie ».

Le referendum anti-forage proposait deux choix : le OUI pour l’arrêt de la rénovation des concessions d’exploitation des territoires maritimes pour l’extraction de gaz et pétrole et le NON pour la perpétuation de ces concession jusqu’au stade maximum d’usage des puits offshore.

Le premier ministre italien Matteo Renzi et l’ex président de la République Giorgio Napolitano n’ont pas hésité à appuyer une attitude abstentionniste, comme si le non-vote constituait la réponse légitime à un referendum définit par les politiciens inutile. Et c’est exactement l’abstentionnisme qui a décrété la faillite du referendum qui était la seule possibilité pour accélérer le passage aux énergies renouvelables, fermer les portes à l’exploitation des territoires et à cette contamination d’hydrocarbure qui touche, selon les donnés d’Ispra (Institut Supérieur pour la Recherche Environnementale) et Minambiente, deux mers sur trois. Il faut ajouter que l’état de décadence d’une grande partie des outils de forage ne nie pas la possibilité d’un affaissement des structures qui constitue un risque majeur pour la pollution maritime, et que plus du 40 % des foreuses ont terminé le cycle de production en exigeant un démantèlement imminent afin d’éviter une insoutenable catastrophe environnementale.

Pour Renzi l’échec du referendum constitue « la victoire des travailleurs ». Les syndicalistes de la CGIL (sauf ceux de la Basilicata, la région qui accueille la plus grande quantité d’établissements pétrolières et au même temps une des plus pauvres de l’Italie) se sont exprimés en faveur du NON référendaire et contre le risque de la perte de nombreux postes de travail. Mais il ne faut pas oublier que le démembrement des structures de forage aurait eu lieu sur une période de temps de 10-15 ans et ceci aurait permis une possibilité de réoccupation dans le naissant secteur des énergies renouvelables. En Basilicata le syndicat guidé par Susanna Camusso a affirmé :

« Les forages, le pétrole, les sources fossiles représentent un passé de pollution, d’esclavage énergétique, d’intérêts et pressions décisionnelles des lobby, conflits, dévastation environnementale et de la santé, changements climatiques. On veut un futur basé sur l’efficience énergétique et les sources renouvelables distribuées, une économie soutenable et équitable, la pleine occupation et la démocratie participative. On veut que l’Italie accélère la transition énergétique, qu’elle adopte un plan industriel stratégique pour le développement durable et un plan de dé-carbonisation afin de contribuer à la réalisation du but de contenir l’augmentation de la température globale entre 1.5° accordée lors de la conférence sur le climat de Paris. ».

Tout cela est encore bien loin de nos pensées, de nos futurs, de nos territoires.

Au referendum, en Italie, le capitalisme a vaincu, encore une fois.


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